
L’inflation alimentaire pourrait remonter à 2,1 % en 2026 et à 2,4 % en 2027, prévoit le Statec. (Photo : Gustavo Fring / Pexels)
Malgré un contexte international « chahuté », l’activité économique résiste, tant au Luxembourg que dans l’UE, constate le Statec dans son « Conjoncture Flash » du mois d’août. En zone euro, la croissance du PIB au deuxième trimestre atteint 0,4 %, alors que les prévisions tablaient sur la moitié. La France et l’Allemagne, notamment, enregistrent une croissance de 0,2 %, supérieure aux attentes, grâce à un rebond des exportations. Avec une hausse de 0,7 % de son PIB, l’Espagne demeure la locomotive économique de l’UE. Si les chiffres du Luxembourg ne sont pas encore fixés, « des signaux plutôt positifs sont à noter du côté de la consommation des ménages et une nette remontée des immatriculations de voitures neuves ». L’institut statistique se veut néanmoins prudent pour la suite, le « régime sec » auquel a été confrontée l’Europe durant cet été caniculaire pouvant avoir des effets significatifs sur l’économie. Dans le secteur de la construction, 10 % des entreprises ont indiqué avoir été limitées dans leur activité par les vagues de chaleur. C’est surtout « l’inflation alimentaire » qui pourrait cependant faire son retour, alors qu’elle avait tendance à décroître. Le Statec cite la faiblesse des récoltes engendrée par la canicule, le renchérissement du prix du transport lié à la faiblesse des débits du Rhin et du Danube ou encore la hausse des prix des engrais azotés, due à la fermeture du détroit d’Ormuz. Face à cette situation, il prévoit une inflation alimentaire de 2,1 % en 2026, qui remonterait à 2,4 % en 2027. Un effet sonnant et trébuchant du changement climatique.

