Même si les Panama Papers n’ont pas eu un impact comparable aux Luxleaks au grand-duché, cela ne veut pas dire que la place financière luxembourgeoise n’est plus montrée du doigt. En effet, dans le rapport « Usual Suspects ? Co-Conspirators in the Business of Tax Dodging » publié lundi dernier par les Verts au Parlement européen, à l’instigation de l’eurodéputé Sven Giegold (qui n’est plus vraiment un inconnu au pays), le Luxembourg n’est pas à l’abri de nouvelles accusations. Le rapport combine les révélations sur le Panama avec celles des Offshore Leaks et celles concernant les Bahamas. Il se concentre donc sur les intermédiaires, les artisans des structures qui ont aidé certaines grandes fortunes à cacher leur argent tout en restant anonymes. Sans grande surprise, le Luxembourg y figure par l’intermédiaire surtout de la BIL – avec quelque 1.727 entités documentées qui sont passées par ses services -, entourée de banques suisses et françaises. Donc, même si le grand-duché lui-même n’est pas dans le palmarès, dominé par Hong Kong d’ailleurs, cela ne veut pas dire qu’il est en dehors de la ligne de mire. D’autant plus que la finance offshore relève d’une tout autre branche que les tax rulings – avec un résultat similaire.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
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