Il assombrissait la fin de l’ère Obama à la Maison Blanche, mais le projet d’un pipeline traversant les territoires sacrés d’Américains natifs a retrouvé son souffle avec l’installation du tourbillon rouge à la présidence des États-Unis. Ce n’est pas seulement la précipitation dans laquelle l’administration Trump a remis sur les roues le gigantesque projet – qui est aussi contestable d’un point de vue écologique vu qu’il met en péril l’accès à l’eau potable de plusieurs millions de personnes -, mais aussi ses implications internationales qui ont fait tiquer cette semaine l’activiste et ancien député Déi Lénk Justin Turpel. Dans une carte blanche sur RTL et sur son blog, il a détaillé l’implication d’instituts bancaires de la place financière – comme la BNP Paribas, dans laquelle l’État possède des parts – dans ce projet. De plus, le Fonds de compensation (FDC), qui spécule avec l’argent des retraites, aurait selon Turpel massivement investi dans des banques et des firmes qui participent à la construction du pipeline. Or, ce qui est en jeu pour le Luxembourg n’est pas uniquement le reproche de ne pas être solidaire des activistes du « Standing Rock », mais aussi de ne pas respecter certaines règles – surtout dans le cas du FDC. Finalement, voilà peut-être la raison pour laquelle le Luxembourg n’a toujours pas adhéré à la convention de protection des droits des peuples indigènes
Business first : la BCEE ferme les comptes de la CPI
Le ministre CSV des Finances, Gilles Roth, a confirmé que la Spuerkeess a fermé les comptes que la Cour pénale internationale (CPI) détient auprès d’elle, lors d’un échange animé avec la députée Déi Gréng Sam Tanson, à la Chambre, ce 3 mars. La banque, détenue à 100 % par l’État, a pris cette décision de manière indépendante, sans intervention...

