Pascal Schumacher : Rosace.8

von | 31.01.2019

Revenant du jazz au classique, le vibraphoniste Pascal Schumacher a présenté ce mercredi sa première grande œuvre, « Rosace.8 » – quelques grands moments, malgré une atmosphère souvent trop sucrée.

(© Alfonso Salgueiro)

Un an de travail pour en arriver à cette soirée : l’émotion est lisible sur le visage et traduite par les paroles que Pascal Schumacher adresse au public (venu en grand nombre) assis dans le grand auditorium de la Philharmonie. Pour un musicien avant tout connu pour ses performances dans le jazz, jouer avec les musicien-ne-s de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg (OPL) n’est pas rien, surtout quand il s’agit de ses propres compositions.

Certes, Schumacher n’est pas le premier musicien de jazz à s’être rapproché de la musique classique à un moment ou un autre de sa carrière – on pense notamment à l’œuvre tardive du grand Charles Mingus. Toujours est-il que le vibraphoniste et compositeur luxembourgeois a choisi pour son projet de délaisser totalement toute connotation jazzy. « Rosace.8 » est une œuvre composée de dix morceaux, qui se tient dans un vocabulaire musical plutôt néoclassique. Ce sont surtout les premières pièces qui restent très, voire trop sages. Une mélodie simple jouée au vibraphone provoque une réponse de l’orchestre, lequel entame alors un dialogue musical, qui souvent ne parvient pas vraiment à décoller. C’est très édulcoré, à la limite parfois de la mièvrerie. Bref, on pense beaucoup à de la musique de film, voire pour bande dessinée – ce qui a du moins le mérite d’évoquer une écriture musicale visuelle et cinématographique.

Ce n’est qu’en cours de soirée que d’autres éléments viennent se rajouter aux compositions de Pascal Schumacher, comme des percussions et des détournements d’instruments (notamment les violons). Ce sont aussi ces morceaux qui sont soulevés par un rythme soutenu, quoique primaire, et faisant penser à la techno analogique de temps en temps. On est certes loin des expériences menées par des groupes comme Aufgang par exemple, mais le son est résolument plus en adéquation avec l’époque.

Finalement, « Rosace.8 » ne manque certainement pas de maîtrise, mais un peu de courage – il y a un espace qui reste encore à explorer entre casser tous les codes et rester dans le mainstream.

Dat kéint Iech och interesséieren

ËMWELTPODCAST

Am Bistro mat der woxx #376 – Directive de la vigilance

Chaque semaine, le podcast de la woxx vous offre un regard en coulisses sur notre travail journalistique et explore les enjeux derrière nos articles. Cette semaine-ci, les journalistes Fabien Grasser et María Elorza Saralegui se centrent sur une directive européene concernant le devoir de vigilance. Considérablement affaiblie lors des...

PODCAST

Am Bistro mat der woxx #375 – Wéi hëtze mir an der Zukunft?

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht a beliicht d’Hannergrënn vun engem Artikel. Gas a Masutt ginn de Moment erëm méi deier, well Krich am noen Osten ass. Dat wier nieft dem Klimaschutz e weidere Grond, fir esou séier wéi méiglech op aner Methode fir ze Hëtzen ëmzeklammen. Bis 2050 wëll Lëtzebuerg...