MARTINE FEIPEL: This monkey’s gone to heaven

von | 03.08.2007

Des singes tirant sur des cordes en fer et des incitations à lire la Bible dispersées par terre – le moins qu’on puisse dire de l’installation The Box de Martine Feipel est qu’elle a le mérite d’aborder la métaphysique dans l’art contemporain. Là où d’autres se targuent d’esthétique pure ou essaient de revenir à des interprétations plus politiques de l’art, Martine Feipel nous pose – avec des moyens simples et surtout sans donner de réponses, ce qui aurait gâché l’oeuvre entière – devant un des problèmes les plus intéressants de l’histoire humaine: l’évolution.

L’homme, attiré d’un côté par la science pure et tenté de l’autre par les sirènes du créationnisme, avec ses „explications“ simplistes, se retrouve prisonnier entre les deux vues et de lui-même. Ou plutôt de sa confiance en soi: Sommes-nous vraiment les maîtres de l’univers? Ou reste-t-il quelqu’un ou quelque chose au-dessus de nous? Et si oui, qui et quelle implication cela a-t-il sur notre vie quotidienne et nos vues en toutes choses, y compris la politique? Tant de questions qu’on peut se poser lors d’une promenade estivale et endimanchée le long du kiosque MPK.

Dat kéint Iech och interesséieren

EXPO

Expotipp: Interference

Pour son exposition Interference, Giulia Thinnes choisit de présenter ses photos issues de rencontres quotidiennes dans un champ stratifié plutôt que dans une séquence linéaire. Des fragments d’images suspendus dans l’espace se chevauchent et s’obscurcissent partiellement. Des silhouettes, des objets et des textures interfèrent, disparaissent...