Kulturkadaver

+++ Faut-il préférer la musique de la Renaissance à celle du Baroque ? La question est évidemment absurde. Pourtant, deux concerts de l’abonnement « Voyage dans le temps » à une semaine et demie d’intervalle nous rappellent que la « musique ancienne » en tant que telle n’existe pas. Elle se réinvente – et se réapprécie – à chaque époque et, plus précisément, au moment même de son exécution. Ainsi, le 31 janvier, les Chanticleer ont immergé le public dans l’univers des Gesualdo Gabrieli et autres des Prez, dans l’acoustique intimiste de la salle de musique de chambre … et ont été remerciés par des standing ovations. L’enthousiasme a été beaucoup moindre le 11 février, pour le Castor et Pollux de Rameau, interprété par « Les Talens Lyriques » de Christophe Rousset. Leur prestation était certes honorable, mais aussi bien la grande salle – surdimensionnée pour ce type de musique – que le choix d’une représentation en version concert ont desservi l’opéra phare du baroque français. A relever pour les deux concerts : des présentations en backstage très éclaircissantes, notamment la prestation remarquable de Christophe Rousset. +++
+++ In dem kleinen Städtchen Eupen, in einem unscheinbaren pyramidenähnlichen Plattengebäude belegt das „Ikob“, das internationale Kunstzentrum Ostbelgiens, eine ganze Etage. Hier fand am letzten Wochenende eine Werkschau der mittlerweile rund 300 Exponate umfassenden eigenen Kunstsammlung statt, bestehend aus Schenkungen von Künstlern aus Belgien, den Niederlanden, Deutschland und Luxemburg. Auch wenn die dichte Hängung den einzelnen vom Stil und von der Umsetzung her recht verschiedenen Objekten nicht gerade zu gute kam und die Exponate von Skulptur über Malerei, Fotografie oder Grafik auch qualitativ recht unterschiedlich sind – so ist das Ikob erst am Werden. Und es hat Potential. Denn die Idee, die hinter dem Ikob steht, das 1993 aus der Eigeninitiative lokaler Kunstinteressenten heraus ent-stand, war, dass internationale Künstler nach Ostbelgien kommen und lokalen Kunstschaffenden der Zugang zur internationalen Kulturszene erleichtert wird. +++
+++ Difficile à comprendre qu’il y ait encore des gens qui se plaignent de ne pas voir assez de concerts alternatifs et intéressants. En tout cas les amateurs de musique noise auraient pu être servis par un concert exceptionnel qui a eu lieu la semaine dernière à la brasserie 911 de Belvaux. Dans l’arrière-salle glauque, froide et humide où insectes et graffitis se côtoient en parfaite harmonie – pourquoi d’ailleurs aucun groupe de rock n’a jamais songé à y tourner une vidéo reste un mystère, l’endroit présente une atmosphère parfaite pour ce genre d’exercice – s’étaient donné rendez-vous les brigadiers bruyants de Yegussa et de Tvesla du Luxembourg avant que n’entre en scène Don Vito de Leipzig en ex-RDA, dont ce n’est pas le premier concert au grand-duché. Une soirée de noise-rock instrumental avec la particularité que tous les groupes jouaient en trio, démontrant au passage que la traditionnelle formation batterie-basse-guitare sait encore surprendre. Seul hic : le public, certes enthousiaste mais clairsemé. Dommage qu’il faille jouer dans des endroits huppés de Luxembourg-Ville pour attirer un public potentiellement intéressé. +++


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