(lc) – Quand les médias étrangers s’en mêlent, les langues gouvernementales se délient. Il aura donc fallu qu’un blog du magazine allemand « Die Zeit » pointe le cas de Karim Naciri pour que les officiels se fendent d’un communiqué – sans pourtant bouger d’un iota quant à leur décision inhumaine et contraire au bon sens, mais, malheureusement, légale. Naciri, un jeune homme marocain de 33 ans qui a fui son pays natal à 15 ans est une victime typique du système de la double peine : ne disposant pas de papiers légaux, il n’avait aucune chance d’entrer dans le monde du travail légal. C’est pourquoi il commet l’erreur de se tourner vers les activités illégales et emprisonné pour avoir dealé depuis octobre 2010. Après avoir purgé sa peine d’un peu plus de deux ans, il n’a pas retrouvé la liberté, mais n’a fait que changer de prison, vu qu’il a immédiatement été placé en rétention. Ayant passé six mois derrière les barreaux au Findel, il aurait dû être libéré, faute de décision du gouvernement – dans ce cas, il n’aura toujours pas de papiers, mais ne serait pas expulsable non plus. Mais voilà, les services officiels ont bien attendu un jour avant sa libération pour le mettre dans l’avion direction Maroc. Naciri laisse au Luxembourg une petite fille de nationalité luxembourgeoise.
Quality of Work Index : Le travail, c’est toujours pas la santé
Les conditions de travail se dégradent au fil des ans. C’est le constat dressé par la Chambre des salariés (CSL) dans l’édition 2025 du « Quality of Work Index Luxembourg ». L’insatisfaction au travail n’a jamais été aussi élevée depuis l’existence de cette étude qui, cette année, met l’accent sur le déficit en matière de formation continue.

