Au théâtre : Comme s’il en pleuvait

von | 08.10.2020

Bridée par la pandémie dès mars dernier, la saison théâtrale a démarré sur les chapeaux de roues, avec de nombreuses productions simultanées. Pour notre édition en ligne, regard sur « Comme s’il en pleuvait », une production du TOL accueillie au Théâtre des Capucins.

Steeve Brudey et Colette Kieffer dans « Comme s’il en pleuvait » (Photo : Ricardo Vaz Palma)

Bruno et Laurence sont un couple a priori sans histoires de la classe moyenne : lui anesthésiste, elle enseignante. Leur vie bascule le jour où un billet de cent euros se retrouve sur la table de leur salon, sans que ni l’un ni l’autre ne l’y aient laissé. Très vite, de plus grosses sommes vont miraculeusement se matérialiser dans l’appartement, mettant au jour la fragile construction de leurs convictions de gauche. Le texte de Sébastien Thiéry, vieux briscard de la comédie grinçante, est rythmé à souhait, et si parfois on se prend à regretter son boboïsme parisien, il faut bien dire que ce dernier fait aussi partie de la gentille moquerie souhaitée par le dramaturge.

En tout cas, le rire est bien présent, tant par le dialogue que par les prestations de Steeve Brudey et de Colette Kieffer dans les rôles du couple chamboulé. L’acteur français excelle dans sa montée vers l’aveuglement par l’argent, tandis que sa partenaire assure une stabilité habilement fissurée au fil des scènes pour parvenir à un paroxysme violent. Myriam Gracia est gentiment barrée en femme de ménage espagnole, et Hervé Sogne inquiétant comme de bien entendu en voisin armé qui prétend qu’on l’a volé. La mise en scène de Jérôme Varanfrain n’en fait pas des tonnes, laissant aux comédiens et comédiennes la redoutable entreprise de faire rire et réfléchir à la fois. On rit plus qu’on ne réfléchit, finalement, car tout va très vite ; mais par les temps qui courent, il n’y a rien de honteux à ça. Et la cure de gaieté, c’est sûrement antiviral.

Au Théâtre des Capucins, encore les 8, 9 et 10 octobre. Au centre culturel Celo (Hesperange) les 21 et 22 octobre.

Dat kéint Iech och interesséieren

PODCAST

Am Bistro mat der woxx #388 – Blutspende: Anhaltende Diskriminierung

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht. Erst im Mai hat das Luxemburger Rote Kreuz erneut Alarm geschlagen wegen niedriger Blutreserven – und das, obwohl potenzielle Spender hierzulande nach wie vor diskriminiert werden. Schwule und bisexuelle Männer müssen nämlich seither 12 Monate zölibatär leben,...

PODCAST

Am Bistro mat der woxx #387 – KI-Wahn: Wann wird aus einem Etwas ein Jemand?

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht. Et ginn ëmmer méi Berichter iwwer Leit, déi duerch d'Notzung vu KI-Chatbots a Wahnzoustänn geréie sinn. Mä wéi genau geschitt dat? A firwat versoen d'Sécherheetsmecanisme vun dëse Systemer? D'Melanie Czarnik huet mam Psychiater a Psychotherapeut Marc Augustin...

PODCAST

Am Bistro mat der woxx #386 – Frieden à mi-mandat : ensemble, vraiment ?

Chaque semaine, le podcast de la woxx vous offre un regard en coulisses sur notre travail journalistique et explore les enjeux derrière nos articles. Cette fois-ci, retour sur le discours sur l'état de la nation prononcé par le Premier ministre Luc Frieden le 19 mai. Entre appels répétés à la cohésion et au « vivre-ensemble », annonces...