Nearness of you

Michael Brecker: Nearness of you. Verve 549705-2.
Brute assagie
La tempête breckerienne aura duré 30 ans. Le calme qui suit est d’autant plus déroutant. Michael Brecker vient de sortir un CD de ballades, après s’être imposé comme le saxophoniste le plus véloce et le plus féroce de la planète. Il s’est entouré d’un „dream-team“ (Herbie Hancock, Pat Metheny, Charlie Haden, Jack DeJohnette) pour des méditations où le choix des sons est bien plus important que la frime technique. Ces musiciens qui n’ont plus rien à prouver dominent aussi ce sujet: on joue avec les tensions, on choisit et on caresse les notes jusqu’à obtenir des miniatures langoureuses et définitives. Nearness of you aurait pu être une réussite d’un bout à l’autre s’il n’y avait pas les deux chansonnettes de James Taylor, qui, loin d’être mauvaises ou agaçantes, n’atteignent tout de même pas la profondeur d’expression des morceaux instrumentaux.

