Non à « la directive, rien que la directive »

von | 24.04.2026

Le gouvernement pourrait déjà présenter un avant-projet de loi pour la directive européenne sur le devoir de vigilance à l’automne, a avancé l’ONG Initiative pour un devoir de vigilance. Après avoir été adoptée en juin 2024, puis considérablement édulcorée dans le cadre du paquet Omnibus I, la directive doit maintenant être implémentée par les États membres. Elle ne doit être mise en œuvre qu’en juillet 2029 au plus tard, mais le gouvernement serait déjà prêt à commencer le travail. Lors d’une conférence de presse ce lundi, l’Initiative a rappelé ses dix revendications, dont la principale : une loi nationale qui reflète l’ambition de la directive avant son affaiblissement, afin qu’elle puisse « garantir une protection réelle des personnes et de la planète ». L’ONG demande, entre autres, d’élargir le champ d’application aux entreprises de plus de 1.000 salarié·es (contre 5.000) et de chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros (contre 1,5 milliard), d’inclure les secteurs à haut risque, dont le militaire et l’acier, mais aussi le secteur financier, d’obliger les entreprises à adopter des plans de transition climatique ainsi que d’augmenter les amendes (woxx 1878). De plus, suite à un effort de lobbying réussi par un groupe de multinationales, l’ONG déplore le manque de transparence de la part du gouvernement lors de négociations européennes. Selon une enquête de l’ONG Somo, le ministre de l’Économie, Lex Delles, se serait réuni avec des entreprises américaines œuvrant à travers l’UE pour affaiblir la directive, une accusation que le ministre n’a ni démentie ni confirmée (woxx 1877). « La politique devrait se faire au Luxembourg, pas à Washington. Nous réclamons une démarche transparente lors de la transposition », a dénoncé Jean-Louis Zeien, cocoordinateur de l’Initiative.

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