Il y a quelques jours, les rédactions ont reçu une lettre ouverte d’une personne se présentant comme irakienne et annonçant qu’elle entamerait, à partir du jeudi 1er septembre, une grève de la faim sur la Place Clairefontaine dans la capitale. La promesse a été tenue et les tentes ont été dressées pour accueillir une trentaine de grévistes. La raison invoquée par leur porte-parole, le réfugié Mikael Wilson, est l’attente qu’il estime exagérée pour le traitement de leurs dossiers. Cela fait en effet plus d’un an qu’ils attendent que l’administration luxembourgeoise leur accorde un permis de séjour et de travail. L’incertitude de leur situation leur serait insupportable. Il faut dire que la perspective d’un retour en Irak n’est pas enthousiasmante, d’autant plus qu’il s’agit de réfugiés de confession chrétienne. Pour sa part, l’Asti n’a pas souhaité soutenir l’action, car elle estime qu’une grève de la faim ne peut pas résoudre un problème administratif. Un problème qui est par ailleurs très prosaïque : les services de l’immigration manquent cruellement de personnel, ce dont même le ministre de tutelle, Nicolas Schmit s’était plaint publiquement. Mais l’action des Irakiens aura peut-être un petit effet : le ministre a annoncé qu’il évoquera le problème lors du prochain Conseil des ministres afin de débloquer un budget pour embaucher du personnel supplémentaire.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

