(ml) – Pas de panique, la situation est totalement maîtrisée. Si bien que l’on pourrait croire que l’incendie, le 7 juin, d’un transformateur dans la partie non nucléaire de la centrale de Cattenom n’était qu’un signal de fumée destiné à faire venir les journalistes le 12, à la conférence de presse du directeur, Guy Catrix, sur… l’emploi. « Et après, on pourra revenir deux minutes sur l’incendie de la semaine dernière. » Pourquoi pas, oui. Mais avant : EDF recrute. A Cattenom, 89 embauches sont prévues pour 2013, dont 20 pour cent de femmes. A défaut de les voir dans l’entreprise, on pourrait peut-être en représenter quelques-unes en petite tenue sur les réacteurs, ça illustrerait le thème de la transparence si cher à monsieur Catrix tout en améliorant la cote de popularité de la centrale. En effet, suite au départ de feu qui a entraîné l’arrêt du réacteur 1, celle-ci en a encore pris un coup. Pourtant, il n’y a aucune raison de s’alarmer selon le directeur : il pourrait s’agir d’un court-circuit – les causes exactes ne sont pas encore définies – mais l’incident ne serait en aucun cas dû à une quelconque vétusté du site. De même pour l’anomalie détectée dans un transformateur du réacteur 3, qui pourrait provoquer l’arrêt de celui-ci dans les jours qui viennent si elle n’est pas tirée au clair. En outre, les 47 événements déclarés à l’Autorité de sûreté nucléaire en 2012 seraient pour la plupart des incidents minimes, reportés par souci de transparence justement, plus que par réel danger. Pourquoi donc s’inquiéter ?
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

