PACO PLAZA: On protège bien Arcelor …

von | 09.05.2003

Le jeune Valentinois Paco Plaza Ă©tait rĂ©cemment l’invitĂ© du Festival CinĂ©nygma pour la rĂ©alisation du film d’horreur „Second Name“, titulaire du „MĂ©liès d’Argent“.

„Nous continuons de permettre des choses complètement irrationnelles, de vĂ©ritables meurtres massifs.“ Paco Plaza, rĂ©alisateur du film d’horreur „Second Name“, au sujet de la guerre en Irak.

En s’inspirant du roman de Ramsey Campbell, Paco Plaza a tournĂ© son premier travail „Second Name“ intĂ©gralement en anglais. La plupart des acteurs sont britanniques et l’histoire se dĂ©roule au Royaume Uni. Dans son travail, le rĂ©alisateur parle souvent des personnes qui croient avoir le droit de dĂ©cider sur le sort des autres …

woxx: Vous avez remportĂ© le „MĂ©liès d’Argent“ Ă  Sitges pour „Second Name“. Qu’est- ce que ce prix a signifiĂ© pour vous?

Paco Plaza: Quand j’Ă©tudiais Ă  Valence, j’allais Ă  Sitges avec un sandwich, on restait avec les amis pour assister au festival. Je pensais qu’un jour, je rĂ©aliserais une production de ce genre et voilĂ  que dix ans plus tard je reçois un prix comme le „MĂ©liès d’Argent“. Ce moment a Ă©tĂ© l’un des plus importants de ma vie. C’Ă©tait comme un cercle qui se fermait. J’avais rĂ©alisĂ© mon rĂŞve.

Pourquoi avez-vous adaptĂ© l’oeuvre de Campbell?

Il est inquiĂ©tant et fascinant de dĂ©couvrir chez les gens des facettes diffĂ©rentes. Lorsque la tĂ©lĂ©vision montre l’affaire d’une femme victime des brutales raclĂ©es de son mari, il n’est pas rare d’entendre le tĂ©moignage d’un voisin qui dĂ©crit l’agresseur comme Ă©tant une personne „charmante“. Et c’est cela qui est terrifiant! Parfois, nous entendons parler de la peur de l’inconnu, mais la peur de ce que ce que nous connaissons, de ce qui nous est familier et qui ne correspond pas Ă  l’image que nous nous en sommes faite, est bien plus forte. Ceci est parfaitement reflĂ©tĂ© dans l’oeuvre de Campbell et dans mon film.

Pourquoi „Second Name“ a Ă©tĂ© tournĂ© en anglais et se dĂ©roule sur les Iles Britanniques avec des acteurs du Royaume Uni?

Nous avons prĂ©parĂ© le projet pour qu’il puisse atteindre le marchĂ© anglais. La politique de la maison de productions „Filmax“ est marquĂ©e par l’internationalisation de ses produits. Si nous rĂ©alisons le travail en anglais, il est plus facile d’atteindre d’autres marchĂ©s europĂ©ens.

Tourner dans une langue autre que la sienne pose pourtant des problèmes. Par exemple, en ce qui nous concerne, nous avons rĂ©pĂ©tĂ© souvent avec les acteurs, et il Ă©tait difficile de saisir les nuances de l’interprĂ©tation.

Quelle expérience ramenez-vous en Espagne de votre séjour au Luxembourg?

Mon premier court mĂ©trage, „Abuelitos“, a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au Luxembourg. C’Ă©tait un des pays du circuit „MĂ©liès“ que je ne connaissais pas. C’est une expĂ©rience intĂ©ressante de voir ce que font d’autres rĂ©alisateurs en Europe, de voir comment ils financent leurs projets. D’avoir assistĂ© Ă  ce festival Ă©tait assez important pour l’Ă©change d’expĂ©riences qu’il permet. Et puis, „CinĂ©nygma“ est un festival très agrĂ©able.

Comment voyez-vous le panorama actuel de l’industrie cinĂ©matographique en Espagne et en Europe?

En principe, la maison de production „Filmax“ est une des exceptions, car ses films se vendent bien sur le marchĂ© europĂ©en. Mais je crois que le cinĂ©ma europĂ©en a besoin d’un fort soutien de la part des institutions. Les Etats devraient plus s’engager pour promouvoir une industrie cinĂ©matographique europĂ©enne de qualitĂ© mais qui ne dispose pas d’assez de quota de marchĂ©. Si l’on protège l’acier d’Arcelor, pourquoi ne pas faire la mĂŞme chose avec les films europĂ©ens?

Quel sera votre prochain travail?

C’est l’histoire rĂ©elle d’un Galicien qui s’appelait Romasanta; un homme-loup qui a vĂ©cu en 1850. Il a Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ© scientifiquement que c’Ă©tait le premier cas de lycanthropie en Espagne.

Le sujet que vous traitez dans „Second Name“ est très actuel.

Malheureusement, comme nous avons pu le constater rĂ©cemment, ce n’est pas qu’au cinĂ©ma qu’il y a des gens qui croient avoir le droit de massacrer des innocents, sans le moindre remord. „Second Name“ traite de l’intolĂ©rance, du visage cachĂ© des personnes, du pouvoir, de secrets. C’est l’histoire d’une dĂ©couverte. Daniella Logan, suite Ă  la mort de son père dans des circonstances tout Ă  fait mystĂ©rieuses, dĂ©couvrira de manière tragique que le père idĂ©alisĂ©, qui l’a accompagnĂ©e toute sa vie, Ă©tait une personne radicalement diffĂ©rente, un monstre cachĂ© derrière un rideau de mensonges, de trahisons et de mort. De mĂŞme, Daniella dĂ©couvre que le monde qui l’entoure est bâti sur le sang des innocents.

De quoi avez-vous peur?

Ce qui s’est passĂ© en Irak me terrorise. L’affreux spectacle de la guerre que nous avons vu en direct me remplit de panique. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’une fiction, ni d’un mensonge, mais du meurtre massif de milliers d’innocents. Et aucune organisation internationale n’a Ă©tĂ© capable d’empĂŞcher autant de douleur et d’impuissance.

D’ailleurs, je n’ai jamais vraiment trouvĂ© effroyables les monstres surnaturels, comme les vampires, les extraterrestres, des ĂŞtres dont l’existence incertaine reprĂ©sente une menace trop fictive. La peur, la terreur vĂ©ritable, vient de plus près, des choses dont l’apparence cache la menace. La terreur habite le commerçant du coin, l’homme au regard torve que nous croisons chaque jour dans la rue, l’enfant qui nous regarde depuis une voiture arrĂŞtĂ©e au feu rouge. C’est lĂ  qu’habite la peur.

Fondu au noir, sur l’Ă©cran, un plan qui montre une coalition de pays en train d’envahir une planète avec ses puissantes armes, tuant la plupart de ses habitants … Fondu au blanc, un plan se ferme et apparaissent des militaires en train de distribuer de la nourriture aux pauvres extraterrestres que, prĂ©alablement, ils avaient massacrĂ©s … Pourrions-nous faire un film avec ce scĂ©nario?

Je ferai un documentaire de tout ce qui s’est passĂ© en Irak. Des choses qui nous paraissaient inconcevables deviennent rĂ©alitĂ©. Nous continuons de permettre des choses complètement irrationnelles, de vĂ©ritables meurtres massifs, soutenus par des lobbies gĂ©ostratĂ©giques pour lesquels la perte de vies humaines n’est qu’un effet collatĂ©ral, nĂ©cessaire pour que leurs bĂ©nĂ©fices ne diminuent surtout pas. Les ĂŞtres humains vivent sur la planète depuis des millions d’annĂ©es, mais ils n’ont pas encore appris Ă  rĂ©soudre leurs conflits en paix. Il faut bien avouer que les monstres les plus terribles se cachent, le plus souvent, derrière un visage qui respire la gentillesse.

Interview: Nassio Beltrán

(Traduction de l’espagnol: Paca Rimbau Hernández)

Dat kéint Iech och interesséieren

KULTUR AM ALLGEMENGEN

Assises sectorielles du chant choral: Junge Chorsänger*innen gesucht

Die „Assises sectorielles du chant choral“ vom vergangenen Samstag offenbarten, wo den Chören hierzulande der Schuh drĂĽckt. Es mangelt an Sichtbarkeit, pädagogischem Know-how und vor allem an Nachwuchs.   Wie bei Rundtischgesprächen ĂĽblich, boten die „Assises sectorielles du chant choral“ vergangenen Samstag einen Morgen voller leiser...

KULTUR AM ALLGEMENGEN

Dag vun der Lëtzebuerger Sprooch: Luxemburgisch im Fokus

Die Luxemburger Sprache soll ab diesem Jahr jeden 26. September gefeiert und gefördert werden – und zwar mit Kulturevents, Aktivitäten und Diskussionsrunden. Das Programm der Erstauflage des „Dag vun der Lëtzebuerger Sprooch“ wurde am Montag bei einer Pressekonferenz vorgestellt. „Sprache ist der Schlüssel zur Welt“, sagte bereits Wilhelm von...

KULTUR AM ALLGEMENGEN

Staffelfinale „And Just Like That”: Vergessene Vorläufer

Allzu schwer fällt er nicht, der Abschied von der Serie „And Just Like That“ – sie hat den Charme des Anfangs eingebüßt. Interessanter ist ein Blick auf die Ursprünge: Mit Mary McCarthys Buch „The Group“ fing alles an. Und einfach so ist alles vorbei: Mit dem Staffelfinale des „Sex and the City“-Sequel „And Just Like That“ schließt das...