(lc) – Comme chaque année, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a publié son rapport annuel. Et comme chaque année, les tendances se ressemblent : l’invasion de drogues chimiques en remplacement des substances plus traditionnelles se poursuit – en grande partie grâce à la politique de répression toujours aussi aveugle que coûteuse. Ces « legal highs » qu’on peut se procurer par internet et qui ne sont interdits qu’au fur et à mesure de leur découverte sont la preuve que le marché a toujours une longueur d’avance sur les régulateurs. Pourtant, le cannabis reste de loin la drogue la plus consommée en Europe, avec une nouvelle tendance : sa production devient de plus en plus locale. Les drogues synthétiques comme l’ecstasy, le MDMA et le Crystal Meth continuent à faire des ravages et avancent lentement de l’Est vers l’Ouest – l’Allemagne commence à connaître les mêmes problèmes, dans une moindre mesure, que les Etats-Unis avec les fameuses « cuisines » à Crystal Meth. Concernant les drogues dites « dures », l’héroïne et la cocaïne – voire le crack – les saisies européennes sont en chute constante depuis 2010. Mais cela n’équivaut nullement à une victoire. Comme le note le rapport, cette baisse est aussi due au grand marché de substitution semi-légal qui, lui, se porte de mieux en mieux.
Santé : La privatisation de la médecine en marche
Les futures sociétés privées de médecins échapperont à l’avidité de la finance, selon un avant-projet de loi qui entre en débat à la Chambre. Mais cela n’exclut pas une course au profit, qui abandonnerait la prise en charge des actes médicaux les plus coûteux au seul secteur public.

