(lc) – Cette fois, les manifestants contre la libéralisation de l’avortement n’ont pas eu besoin de renforts belges pour protester devant le parlement. Il a suffi que l’ex-députée CSV Marie-Josée Franck mobilise un peu dans son milieu pour que le troupeau soit au complet : membres de l’association « Vie naissante », membres du clergé, militants ADR et d’extrême droite… tous étaient là pour poser des revendications d’un passé qui n’a probablement jamais existé. Ce qui n’a pas empêché la manif du collectif « Si je veux » de se dérouler dans une bonne ambiance. Et puis les réactionnaires ont dû être sacrément agacés en apprenant que même quatre députés CSV avaient voté pour la réforme de la loi sur l’avortement, ce qui démontre que leurs soutiens politiques sont en pleine érosion. Une loi qui certes améliore la situation des femmes au Luxembourg, mais qui n’est toujours pas parfaite, comme l’avait laissé entendre entre autres la Commission consultative des droits de l’homme. Ainsi l’avortement n’est-il plus passible du Code pénal, mais seulement s’il est fait dans les conditions énoncées par la loi. Mais la principale critique reste qu’il manque toujours des dispositions pour une meilleure éducation sexuelle dans les écoles et lycées, ce qui risque d’irriter encore une fois les fous de Dieu. La bataille continue donc.
Du neuf au LSAP et du rififi à l’ADR
Chez les socialistes, Francine Closener et Dan Biancalana ont cédé la coprésidence du parti à Georges Engel et Maxime Miltgen, lors du congrès du LSAP, à Hollerich, samedi 14 mars. Un choix de direction intergénérationnelle pour préparer au mieux les législatives de 2028, avec l’ambition de revenir au gouvernement. Le premier, député du Sud et...

