Déradicalisation : un défi futur ?

Après les attentats parisiens et les paniques bruxelloises – et plus loin de nous l’attaque contre la garde présidentielle tunisienne -, la terreur de Daech est redevenue un thème prépondérant dans les médias. Et c’est surtout le fait que les terroristes sont – en grande majorité – des natifs européens qui se sont radicalisés sur le Vieux Continent qui inquiète. Du coup, le concept de la déradicalisation prend de plus en plus d’ampleur. En France, Dounia Bouzar, l’auteure du livre « Comment sortir de l’emprise djihadiste » et à la tête de la seule ONG spécialisée dans la déradicalisation en France – qui d’ailleurs conseille toutes les préfectures françaises, qui reçoivent des appels à l’aide de parents ou de proches radicalisés via le fameux « numéro vert » – fait le tour des plateaux télé depuis deux semaines. Le premier ministre Valls a annoncé l’ouverture de plusieurs centres dédiés à cette problématique. Au grand-duché, c’est la Shoura qui a tiré la sonnette d’alarme, en indiquant que la prison de Schrassig, avec ses quelque 200 prisonniers musulmans qui n’ont pas droit à un imam, comme les catholiques qui peuvent faire appel à un prêtre, couvait un risque de radicalisation. Naturellement, le CSV a sauté sur l’occasion pour poser une question parlementaire, dans laquelle il préconise notamment la mise en place d’un « numéro vert » aussi au Luxembourg et demande comment le gouvernement veut traiter les risques à Schrassig. Peut-être les chrétiens-sociaux feraient-ils bien de prendre exemple sur le Danemark, où la ville d’Aarhus dispose d’un centre spécifique accueillant des jeunes radicalisés – qu’ils soient partis combattre pour Daech ou non – afin de leur offrir une prise en charge post-traumatique et une aide à la réinsertion. Sous condition d’être des repentis, bien sûr.


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