France : Des hauts et des bas

von | 27.02.2017

Tandis que la gauche française semble courir vers une défaite inéluctable, Marine Le Pen est quasi sûre de sa place au second tour de la présidentielle. Et le « faiseur de rois » Bayrou joue son rôle dès le premier tour.

« Je ne vais pas m’accrocher à un corbillard. » C’est avec cette phrase que le candidat de la « France insoumise », Jean-Luc Mélenchon, a coupé court à tout espoir d’une alliance des différentes gauches en vue de l’élection présidentielle. Et a mis fin à un feuilleton qui avait duré plusieurs semaines et pendant lequel l’enjeu était surtout, semblerait-il, de faire endosser l’échec d’une telle alliance à l’autre. Car si Mélenchon a – provisoirement – mis fin aux débats avec sa verve habituelle, Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste, ne semblait pas non plus véritablement intéressé par des sacrifices au nom d’une alliance : lui qui promet d’abroger la « loi El Khomri » n’était pas prêt à ne pas investir Manuel Valls et Myriam El Khomri, pourtant responsables de ladite loi et responsables – du moins en ce qui concerne Valls – de la ligne libérale du gouvernement.

Il y aura donc, une nouvelle fois, au moins deux gauches présentes au premier tour de la présidentielle. Sans parler du candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, Philippe Poutou, qui n’a pas encore réuni le nombre nécessaire de parrainages pour se présenter – mais qui ne devrait pas faire un score important non plus. Et sans évoquer, bien entendu, Emmanuel Macron, qui pour certains ferait encore un peu partie de la gauche, même s’il se revendique du « ni gauche ni droite ». Seul le parti Europe Écologie – Les Verts a fait le choix de se rallier au PS dès le premier tour après un vote, par internet, de ses militants.

Mais les sondages – qui semblent moins fiables que jamais, puisque les tendances s’inversent au jour le jour – semblent temporairement donner raison à Mélenchon : il est à égalité avec Hamon selon certains, il le dépasse même selon d’autres. C’est qu’il mène une campagne réfléchie et cohérente, basée en grande partie sur les réseaux sociaux et le contact direct avec son électorat, sans passer par les médias. Et une campagne qui s’inscrit dans la durée plutôt que l’immédiat : qu’importe que la gauche aille vers une défaite inéluctable si cette même défaite peut servir, pour Mélenchon, à conquérir l’hégémonie au sein de cette même gauche et à déjà se positionner pour plus tard.

Alliance au centre

Les dés semblent être tombés, et pas qu’à gauche : au centre, François Bayrou, leader du Modem, vient de déclarer ne pas se porter candidat dès le premier tour. Son offre d’alliance a été acceptée en moins d’une heure par Emmanuel Macron, l’ancien ministre de l’Économie, qui compte redistribuer les cartes du jeu politique français. Que le centriste Bayrou joue si tôt son rôle de « faiseur de rois » est un fait inédit : d’habitude, c’est au deuxième tour qu’il se désiste en faveur de l’un ou de l’autre candidat – pour François Hollande, en 2012. Cette fois, les quelques pourcents qu’il peut apporter à Macron pourraient s’avérer décisifs dans la course à l’Élysée. Dans les sondages, le fondateur d’« En marche ! » était jusque-là plus ou moins à égalité avec François Fillon, candidat de la droite sous pression depuis l’éclatement d’une affaire d’emplois fictifs le concernant. Le soutien de Bayrou pourrait donc propulser Macron au second tour.

Que ce soit Fillon ou Macron ou un autre qui se retrouve au second tour – son adversaire y semble connue d’avance : Marine Le Pen. Elle aussi éclaboussée par une affaire d’emplois fictifs, au Parlement européen cette fois. Mais cela ne semble pas lui porter préjudice : elle pourrait bel et bien arriver en première place au premier tour. À partir de là, tout est possible, qu’on se le dise.

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