Les députés de la gauche n’ont pas été les seuls à poser des questions sur la position luxembourgeoise lorsque la « troïka » – pudiquement appelée « les institutions » – a démonté la démocratie grecque pour satisfaire les exigences des créanciers et sauver ses banques. Maintenant, alors qu’Alexis Tsipras a remis son chapeau, les langues commencent enfin à se délier. Nicolas Schmit – le ministre de l’Emploi – s’était exprimé le premier, fin juillet, en faveur d’un allégement de la dette grecque. Dans sa réponse à une question parlementaire au sujet de cette prise de position, le premier ministre a fait savoir que le gouvernement ne voyait pas de possibilité d’effectuer un « haircut », même si « la question de la soutenabilité de la dette grecque peut, le cas échéant, être posée ». Un petit progrès que le ministre de l’Économie, Étienne Schneider, a poussé un peu plus loin en admettant aux collègues du « Jeudi » que, en tant qu’économiste et ministre, il considère que le troisième paquet d’aides décidé en juillet n’aidera pas la Grèce à se relever. Dommage seulement que cette prise de conscience arrive bien trop tard, vu que les dommages sont faits.
Manifestation de réfugié·es syrien·nes : « No delays any more ! »
Une centaine de réfugié·es syrien·nes ont manifesté leur mécontentement ce mercredi devant la Direction de l’immigration. Iels dénoncent les retards pris lors du traitement de leurs demandes d’asile et l’incertitude prolongée qui en résulte.

