Seulement 2 % d’énergies renouvelables sont rachetés – sous forme de « transfert statistique » – à la Lituanie et l’Estonie au lieu d’être produits au Luxembourg, c’est ce qui ressort de la réponse du ministre vert Claude Turmes à sa collègue de parti et députée Semiray Ahmedova. Cela semble peu, mais en relisant attentivement comment Turmes explique que le pays va atteindre en 2020 les 11 % prescrits par l’UE, on se rend compte qu’il s’agit de points de pourcentage de la consommation totale. En tenant compte du fait que les énergies renouvelables représentaient déjà 3,66 % de celle-ci en 2013, ce rachat – comparé aux indulgences catholiques du 15e siècle par les critiques – contribue « magiquement » pour environ un tiers à l’effort fourni en vue de l’objectif 2020. En vérité, si la question et la réponse tournent essentiellement autour de la croissance de l’énergie produite par les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, le rachat représente plus du double de l’énergie ainsi obtenue. Et le gouvernement n’a malheureusement pas l’intention de tourner le dos à la magie noire des rachats. D’après le nouveau plan national climat et énergie, en 2030, environ un cinquième des énergies renouvelables seront « produites » de cette manière – afin d’atteindre une part de 25 % dans la consommation finale. Un objectif pourtant modeste, alors que l’objectif général de l’UE est de 32 %.
Social : L’accalmie… pour l’instant
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