Après « La dame à la mise en plis mauve », voici l’univers onirique et surréaliste de Laurence Klopp de retour chez Kremart. On fait donc connaissance avec de nouveaux personnages loufoques issus de l’imagination fertile de l’auteure dans les cinq nouvelles que comporte le livre. Force est de constater, cependant, que la magie n’opère plus autant que dans le premier ouvrage. Est-ce un sentiment de déjà-vu ? Pas vraiment : dans « Le laveur de vitres », Laurence Klopp développe son récit selon sa petite recette personnelle et parvient à susciter l’intérêt, notamment avec la biographie imaginée plutôt réussie d’une femme de lettres luxembourgeoise. Les autres textes, parfois très courts, sont basés sur le principe du retournement final et écrits dans un style trop neutre – qui de plus mêle de temps en temps de façon incongrue les niveaux de langage ; ils peinent donc à laisser une impression durable par manque de mordant. La concision aurait nécessité un travail supplémentaire sur la langue. Les illustrations de Diane Jodes apportent cependant beaucoup de charme à l’ouvrage, visuellement attractif, malgré la relative déception à la lecture des nouvelles.
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