En 2025, une personne sur quinze travaillant dans le privé ou la fonction publique a eu des idées suicidaires, selon une étude publiée par la Chambre des salariés (CSL), en août. Cela représente 6,6 % des sondé·es, soit trois fois plus qu’en 2014, année où la CSL a établi son premier Quality of Work Index, dont sont issues ces données. Elles s’inscrivent dans une dégradation constante des conditions de travail constatée depuis 12 ans par la CSL. La progression des idées suicidaires ne s’accompagne pas automatiquement d’une augmentation du nombre de passages à l’acte. Le phénomène touche toutes les catégories, mais il est particulièrement élevé chez les 16-24 ans, qui sont près de 10 % à être concerné·es. D’après la CSL, cela « traduit une progression préoccupante de la souffrance psychologique au travail ». Pour autant, « ces résultats ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre conditions de travail et idées suicidaires », estime l’étude. « Le suicide demeure un phénomène complexe et multifactoriel, impliquant des dimensions individuelles, relationnelles, sociales, économiques et professionnelles. » Mais « le travail peut jouer un rôle à la fois protecteur et vulnérabilisant », poursuit la CSL. Un emploi « offrant du soutien, de l’autonomie, de la reconnaissance et des possibilités de développement peut contribuer à préserver la santé mentale », alors que « l’accumulation de contraintes psychosociales peut fragiliser davantage les personnes déjà confrontées à des difficultés ».
« Il faut assurer l’effectivité de la directive »
L’Initiative pour un devoir de vigilance et la Commission consultative des droits humains (CCDH) ont présenté dix recommandations afin d’assurer « l’effectivité » de la transposition de la directive européenne sur le devoir de vigilance. Actuellement, les victimes de violations de droits humains ou environnementaux survenues au long des...

