Jusqu’ici, le Luxembourg pouvait se targuer de posséder une législation exemplaire en matière de protection des données sur le lieu de travail. Les droits de l’employeur pour surveiller ses employés étaient réglés de façon très stricte et la Commission nationale pour la protection des données (CNPD) était très impliquée dans ce processus. Or, il semble que le gouvernement veuille retourner dans le temps et abaisser le niveau de protection des salariés – pour les besoins du patronat. Ce sont la Chambre des salariés (CSL) et l’OGBL qui ont tiré la sonnette d’alarme sur cette question. Car le projet de loi envisage tout simplement de supprimer les autorisations préalables établies par la CNPD pour chaque caméra vidéo installée sur un lieu de travail. Elle contrôlait ainsi les zones à surveiller, veillait à ce que la surveillance ne soit ni excessive ni associée à des enregistrements audio – et surtout elle contrôlait si le stockage des données était correct. Mais voilà que la coalition au pouvoir préfère sacrifier les droits personnels des salariés sur l’autel de la compétitivité et de la flexibilité. Encore une bonne idée sortie d’un cabinet des « Big Four » ?
Gewalt: Hilfe rund um die Uhr
Das Centre national pour victimes de violences feiert sein erstes Jubiläum und erweitert sein Angebot: Seit Anfang Mai ist es 24/7 geöffnet, mit Helpline und juristischer Beratung.

