ROBERT BENTON: The Human Stain

Le roman de Philippe Roth, dernier volet de sa trilogie américaine sur les bouleversements de l’Amérique d’après-guerre, faisant suite à „Pastorale américaine“ et à „J’ai épousé un communiste“, est adapté assez fidèlement ici. L’actrice principale et les acteurs qui lui tournent autour sont superbes. La froideur du paysage est magnifique en plan large. Malgré tout, le film s’écoule bien doucement, sans grands moments d’émotion.

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KINO: Das Wunder von Bern

Der Ball ist rund: Entsprechend der fußballphilosophischen Weisheit von Sepp Herberger versucht auch Sönke Wortmann, den Film „rund“ zu bekommen, indem er den deutschen WM-Gewinn 1954 zum Aufhänger für das deutsche Wirtschaftswunder hochstilisiert. Doch dieser langlebige Mythos war schon immer arg konstruiert. Was den Film letztlich aber rettet, sind die einzelnen Handlungsstränge und der Reiz des Details: 50er Jahre pur, betrachtet aus der Perspektive des 21. Jahrhunderts.

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CLINT EASTWOOD: Mystic River

Zwei Morde binden in Clint Eastwoods „Mystic River“ ein Trio von ehemaligen Kindheitsfreunden aneinander – in einem unauflösbaren Knäuel von Schuld, Tabu und Sühne. Nur die Freundschaft ist zerbrochen.

„I know in my soul, I contributed to her death, but I don’t know how,“ meint Jimmy Markum, dessen Tochter Katie von Unbekannten umgebracht wurde. Mit diesem Bekenntnis wird die zentrale Frage nach dem Umgang mit Schuld gestellt, die Clint Eastwoods „Mystic River“ dominiert. Dem Mord vorangegangen ist nämlich eine Serie von Verwicklungen, die in Jimmys Kindheit mit einer Entführung begonnen haben: Zusammen mit seinem Spielkameraden Sean Devine musste er zusehen, wie ihr Freund Dave Boyle von zwei Männern gezwungen wurde, in ihr Auto zu steigen. mehr lesen / lire plus

COEN SCREWBALL: C’est drôle qu’ils s’aiment

Le nouveau film des frères Coen est un hommage au „screwball comedies“ des années 30 et montre un George Clooney absolument hilarant.

Chaque nouveau film des frères Coen est un hommage à l’univers d’un écrivain américain ou à un genre du passé cinématographique. Après s’être laissé inspirer par Dashiell Hammett pour „Miller’s Crossing“, Raymond Chandler pour „The Big Lebowski“, James M. Cain pour „The Man who wasn’t there“, ou encore le film noir pour „Blood Simple“, ils reviennent – après „Hudsucker Proxy“ – au cinéma profondément humaniste de réalisateurs comme Frank Capra, Howard Hawks et Preston Sturges pour „Intolerable Cruelty“.

Le genre cinématographique visé ici? mehr lesen / lire plus

SAMUEL BENCHETRIT: Janis et John

La mort violente de Marie Trintignant a donné une certaine publicité à l’une de ses dernières apparitions Cinématographiques. Mais cette petite comédie de Samuel Benchetrit, qui repose sur la transformation des deux protagonistes en pop-stars retraités, souffre d’un scénario peu convaincant.
Plusieurs scènes rigolottes quand- même.

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CLAUDE MILLER: La petite Lili

Sie gilt als Frankreichs neuer Shooting Star: Ludivigne Sagnier präsentiert sich ein weiteres Mal als verführerisch-naive Landpomeranze (die groß hinaus will). Millers Film hilft das nicht. Der strotzt nur so vor selbstgefälligen französischen Klischees, dass man vor Langeweile gähnen möchte.

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JAMES MANGOLD: Identification d’un assassin

„Identity“ s’inscrit dans la lignée des films sur la schizophrénie. Le réalisateur James Mangold y manipule les spectateurs avec délice, ce qui fait de son film un thriller haletant.

La schizophrénie n’est pas un sujet bien nouveau pour le 7e Art. Il suffit de se référer à des films récents comme „Menteur, menteur“, „Fight Club“, ou encore „Un homme d’exception“, pour s’en rendre compte. Dans „Identity“, James Mangold ne fait que reproduire ce que l’on sait déjà à propos de cette maladie. C’est du moins ce que l’on pourrait penser à première vue. Mais c’est mal connaî tre le cinéma de ce réalisateur, qui nous offre ici un thriller haletant, inquiétant, angoissant même, aux nombreuses références hitchcockiennes. mehr lesen / lire plus

DENYS ARCAND: Les invasions barbares

Les fans de „Le déclin de l’empire américain“ et de „Jésus de Montréal“ retrouveront dans ce portrait d’un quinquagénaire mourant la critique du capitalisme de Denys Arcand, autant que son bilan acerbe de la gauche-caviar, 35 ans après ’68. Et ils apprécieront la faculté du réalisateur québécois de nous confronter, sans jamais faire couler du sang, avec la brutalité de la vie.

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LUKAS MOODYSSON: Lilya 4-ever

Schockierend authentisch zeichnet
Lukas Moodysson die Abgründe europäischer Sex-Sklaverei am Schicksal des Mädchen „Lilya“ nach.

Der Hoffnungslosigkeit für ein paar Minuten entfliehen … „Lilya 4-ever“, von Lukas Moodysson.

Ein junges Mädchen irrt verzweifelt durch trostlose Vorstadtstraßen, der Rammstein-Song „Mein Herz brennt“ hämmert die Dramatik der Situation noch bis in die hinterste Ecke des Kinosaals. Sie rennt, bleibt am Geländer einer Brücke stehen, blickt hinunter auf den Autoverkehr – und stopp! Der schwedische Regisseur Lukas Moodysson („Fucking Amal / Show me Love“) schwenkt nun um und erzählt von Anfang an die bittere Geschichte eines Horrortrips, wie ihn unzählige Kinder und Frauen tagtäglich erleben müssen. mehr lesen / lire plus

FILMS LUXEMBOURGEOIS: Semaine du film luxembourgeois

Parmi les productions et coproductions luxembourgeoises à voir cette semaine dans vos cinémas:

„Am Anfang war der Blick“ – parce qu’il était à Cannes et que tout le monde en parle.

„The Tulse Luper Suitcase“ – parce que de Peter Greenaway qui, jadis, faisait de grands films.

„Secret Passage“ – pour l’acteur John Turturro.

„Un honnête commerçant“ – parce que de Philippe Blasband, autrement excellent scénariste de „Une liaison pornographique“ ou encore „Le tango des Rashevski“.

„Petites misères“ – pour Marie Trintignant, avant de la revoir une dernière fois dans „Janis et John“.

Ou encore: „Le club des chômeurs“ – parce qu’il y a ceux et celles qui aiment – dont nous-mêmes – et d’autres qui haï ssent d’autant plus. mehr lesen / lire plus

SAM GARBARSKI: De l’importance d’être Mensch

Au départ, on se dit que „Le tango des Rashevski“ de Sam Garbarski possède tous les ingrédients d’une comédie française moyenne. Au final, quelque chose de magique a dû se produire.

Elle, c’est la „goy“. Lui, c’est le Juif. Ludmilla Mickaël et Michel Jonasz dans „Le tango des Rashevski“.

Il fait bon de voir la qualité des co-productions luxembourgeoises. „Samsa“ est la maison de production représentant notre fierté nationale dans le cas de cet ouvrage cinématographique franco-belgo-luxembourgeois, dénommé „Le tango des Rashevski“. La plus grande qualité de ce film, par rapport à nos sentiments grand-ducois, est justement qu’il n’a rien de luxembourgeois de par son sujet. mehr lesen / lire plus

JOEL SCHUMACHER: Veronica Guerin

Die Geschichte einer irischen Reporterin, die der Drogenmafia den Kampf ansagt, ist spannend, wird aber klischeehaft von Joel Schumacher in Szene gesetzt. Die Hauptdarstellerin Cate Blanchett wirkt hölzern und oberflächlich. Ein in Irland gedrehter Hollywood-Streifen, in dem investigativer Journalismus romantisch verklärt und mit Lokalkolorit versehen wurde. mehr lesen / lire plus

CLAUDE DUTY: Bienvenue au gîte

Des gens de la ville décidant de vivre à la campagne, cela donne une bonne tranche de rire, pas très bio, dans „Bienvenue au gîte“, le tout sans conservateurs.

Un couple persuadé que manger bio donne accès au véritable sens de la vie. Marina Foïs et Philippe Harel découvrant leur rêverie bucolique

Imaginez un couple de Parisiens, convaincus d’être très original dans leur projet de racheter un gîte à Frassinousse, un obscur village du Sud, afin d’y cultiver leur tout nouveau retour aux choses vraies. Imaginez encore Marina Foïs (des inénarrables „Robins des Bois“) dans le rôle de Caroline, l’exécutive woman parisienne et Philippe Harel dans celui de Bertrand, son flegmatique compagnon. mehr lesen / lire plus

PHILIPPE LE GUAY: Le coût de la vie

„Geld allein macht nicht glücklich“, besagt ein altes Sprichwort. Dass der schnöde Mammon keine Garantie für Glück, sondern oft auch – wenn es fehlt – Anlass für Verzweiflung und Leid ist, thematisiert Regisseur Philippe Le Guay auf eindringliche und gleichwohl leichte Weise.

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CINEMA POST-TALIBANS: Kaboul s’éveille

„At Five in the
Afternoon“ de Samira Makhmalbaf est le premier film tourné à Kaboul après la chute des talibans et exige beaucoup de patience du public.

A cinq heures de l’après-midi, il fait froid en Afghanistan, car la mort n’est pas loin. Samira Makhmalbaf la représente à l’aide du déclin de la santé d’un nouveau-né. Face à celui-ci, les habitant-e-s d’un pays en ruine peuvent fermer les yeux ou accepter l’inacceptable … il n’y a pas d’entre les deux.

D’habitude, quand le cinéma emploie des enfants, c’est pour se jouer plus facilement des émotions des spectateurs et spectatrices. Samira Makhmalbaf, elle, filme ce bébé mourant avec une distance édifiante et laisse à tous moments son public en dehors de l’action – même s’il faut dire, qu’il n’y en a pas beaucoup dans ce film. mehr lesen / lire plus

CRISTINA COMENCINI: Il più bel giorno della mia vita

Qu’y a-t-il de plus fort que les liens familiaux? Une chose seulement: l’amour. Ce film montre une famille aux prises avec ce sentiment qu’on ne contrôle pas. C’est là un cinéma italien plutôt sympa, un film d’auteur pas chiant du tout, bien rythmé et avec de bons acteurs, qui rendent leurs personnages très attachants.
Divertissant et intelligent, sans être génial pour autant.

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STEPHEN FREARS: Dirty Pretty Things

„Dirty Pretty Things“ est le meilleur film de Stephen Frears depuis son adaptation des „Liaisons dangereuses“ de Choderlos de Laclos.

„Les Liaisons dangereuses“ (1988) mises à part, Stephen Frears n’est jamais meilleur que quand il ne voit pas trop grand. Les „petits“ films, comme „The Snapper“ (1993) ou „High Fidelity“ (2000), semblent lui convenir le plus, ce qu’il prouve à nouveau avec „Dirty Pretty Things“, où il excelle véritablement dans l’art du cinéma.

Frears se tourne ici vers le sujet de l’immigration clandestine, qui doit bien profiter à quelqu’un et qui donne ainsi lieu aux crimes les plus crapuleux. Le réalisateur voulait montrer avant tout „l’envers du décor londonien, du côté sordide de la vie où des êtres commettent l’impensable pour tout simplement survivre“. mehr lesen / lire plus

KINO: Les égarés

Frankreich im Zweiten Weltkrieg: Eine Mutter, ihre zwei Kinder und ein junger Fremder geraten auf ihrer Flucht in eine Villa. Angenehm zurückhaltend erzählt André Téchiné die Geschichte einer Liebe. Dabei wird der Krieg zur Nebensache – und leider auch zur Staffage. Aber allein die Liebesgeschichte (und Emmanuelle Béart) macht den Film sehenswert.

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ANTOINE FUQUA: Moi Bruce, toi Monica

Avec „Tears of the Sun“, le réalisateur Antoine Fuqua nous offre une tête d’affiche encore inédite, c’est-à-dire Bruce Willis et Monica Bellucci. Mais ne soyons pas dupe …

Bruce Willis campe un personnage peu différent de ses rôles précédents; un lieutenant dans l’armée américaine chargé de missions périlleuses, qu’il accomplit encore et toujours avec autant de bravoure, de conscience professionnelle et de détermination. Quant à Monica Bellucci, la voici transformée en docteur Lena Kendriks, travaillant dans une mission humanitaire au Nigeria.

De prime à bord, jamais ils n’auraient dû se rencontrer. Mais l’histoire en a décidé autrement. Alors que la famille du Président du Nigeria vient d’être assassinée, suite à un coup d’Etat, le lieutenant Waters est chargé de se rendre au Nigeria, afin de faire évacuer la jolie docteure. mehr lesen / lire plus

RON SHELTON: Dark Blue

Wer mit einem nicht immer glaubwürdigen, aber durchaus spannenden Polizeifilm vor der Kulisse der 92er Rassenunruhen in L.A. zufrieden ist, kommt bei Ron Shelton auf seine Kosten. Statt einer reellen Analyse ihrer Ursachen wird hier allerdings lediglich ein sozialkritisches
Psychodrama im Mikrokosmos eines korrupten Polizeiwesens serviert, das vor allem von Kurt Russells schauspielerischer Leistung getragen wird.

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