Galerie Clairefontaine, jusqu’au 15 avril
Les portraits de Raymond „Metti“ Weirig sont déconcertants et grotesques autant que tendres et enjoués. Les personnages humains ou à la limite du phantastique, interpellent par leur franchise et souvent par leur nudité difforme. Les tableaux de l’exposition qui se tient actuellement à la Galerie Clairefontaine sont moins mornes et tourmentés que les précédents travaux de l’artiste. On trouve dans les tableaux une luminosité évidente; les personnages sont apaisés et souriants. „Metti“ ne juge pas les corps non conformes à l’esthétisme tyrannique et en proie au vieillissement et aux imperfections; il les sublime dans leur beauté flagrante. Le corps voile les êtres et leur âme et détourne notre attention pour finalement masquer l’essence profonde des êtres.

