MUSIQUES ELECTRONIQUES: Révolution digitale

Si d’aucuns pensaient que la drum n‘ bass était devenue ringarde, voire morte, les gus de Digitalism viendront pour prouver le contraire.

Avec un nom pareil, difficile de faire du rock. La recette de Digitalism est aussi simple que bonne : croiser dans un univers les bases de la musique French Touch à la Daft Punk avec les sonorités du rock anglais de basse-cour. Ce qui étonne le plus dans ce mélange, c’est peut-être l’origine du duo : l’Allemagne. Celles et ceux qui s’y connaissent savent que chez notre voisin d’outre-Rhin, la musique électronique a tendance à être avant tout minimale, froide et intellectuelle. Mais les traditions allemandes de la musique aseptisée et réduite à l’essentiel – dans la lignée des pionniers comme Kraftwerk et tout le mouvement NDW qui s’en suivit – n’est pas du tout du goût des deux Hambourgeois.

Tout au contraire : Digitalism introduit l’opulence dans l’electro allemande. Après s’être rencontré dans l’enceinte d’un disquaire en 2004, Jens Moelle et Ismail Tuefecki, ont constaté qu’ils partageaient non seulement le même goût dans la musique, mais qu’ils avaient aussi envie d’en faire. Et comme tout artiste underground qui se respecte, c’est en autoproduction qu’ils sortent leur premier single, baptisé – pour l’occasion – « Idealistic ». Alors qu’ils n’avaient vraiment pas besoin de l’être, car ce premier jet fut aussi celui de la consécration. D’abord en Allemagne, où les dance-floors se sont vite réchauffés pour eux avant que le hype ne se répande en Europe, comme un virus qui passe par les réseaux des clubs et des pochettes des DJs internationaux.

Mais le duo était encore loin d’avoir fini ses coups. En 2005, leur chanson « Zdarlight » fait le tour du monde – du moins celui des dance-floors. Et puis en 2006 ce sera au tour de « Jupiter » de prendre les mêmes allures de vitesse grand V.

Pourtant : une renommée mondiale avec seulement trois chansons dans la poche, c’est peut-être un exploit, mais cela ne suffit pas pour persister dans la mémoire du public. C’est pourquoi en mars 2007, trois ans après le single, est enfin sorti l’album « Idealistic », afin que leur nom reste gravé sur le disque dure de la musique électronique pour longtemps encore. Pour celles et ceux qui veulent se bouger sur le son frais, c’est le 19 décembre à la Rockhal.


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