POP: Mon addiction

En 2001, un petit groupe de Londres jusqu’alors inconnu allait faire sensation dans le paysage Pop-Rock de l’époque. Depuis, sans nouvelles du quatuor que l’on croyait à tout jamais disparu, My Vitriol revient sans crier gare.

Font une apparition tous les dix ans : My Vitriol.

Alors que toute l’Europe vibre à cette période au son acidulé à grosses guitares de Placebo, Ash et l’avènement des petits nouveaux de Muse, My Vitriol déboule sur la scène Indie-Rock avec fougue, une certaine envie d’en découdre et surtout une bonne tripotée de hits. « Finelines » est assurément l’une des petites perles du genre, diamant à l’état brut quasi-inconnu du grand public mais d’une beauté et d’un éclat sans faille sublimée par la production de l’orfèvre du son pop-rock saturé Outre-Manche, Chris Sheldon. Formés autour de l’épicentre du groupe, Som Wardner, à qui l’on doit le chant, les guitares et toutes les compositions, le groupe est complété par Ravi Kesavaram à la batterie, de Seth Taylor aux guitares et enfin de Carolyn Bannister à la basse. My Vitriol ne tarde pas à se faire signer sur une major après seulement sept mois d’existence et sept concerts !

Leur son, parfaitement ancré dans leur époque – enfin en 2001 – mélange des guitares saturées sur lesquelles se posent des atmosphères planantes et une voix suave et expressive. On n’est alors pas très loin de ce que proposent Placebo, Muse et autres Deftones et leur expérimentations « shoegaze » dans le fameux « White Pony ». Mais ils incorpoorent un élément qui fera fureur quelques années après, les guitares bourrées de delay, effet qui reproduit le son d’un écho, et qui rappelle My Bloody Valentine et autres U2. Un son qui fait aujourd’hui partie intégrante de formations telles que Interpol, Mogwai ou Kings Of Leon.

Pour ouvrir le bal, le groupe londonien ne pouvait rêver de meilleur support que le groupe Babyoil, qui lui aussi revient de loin, jusqu’à l’année dernière avec la sortie de leur album « Score » qui emprunte d’ailleurs les « Butterfly Kisses » que l’on retrouve dans les credits de « Finelines » sur leur chanson « Lovebeat ». On retrouve chez le quartette luxembourgeois, qui existe également depuis une dizaine d’années, les mêmes armes que chez leurs confrères britons, mélodies aériennes, guitares saturées en rafales, rythmes entêtants le tout agrémenté de la voix aérienne et majestueuse de Sébastien Peiffer. Mais leur son, un peu plus étendu, leur permet de passer du post-rock, à l’indie-rock en effleurant le bon vieux Rock’n’Roll assez proche du stoner en un clin d’oeil. Le groupe travaille actuellement sur de nouveaux morceaux et sort de sa tanière pour ce concert à la Kulturfabrik, où il nous présentera des nouveaux titres.

Les anciens abattoirs ne sont pas allés chercher de la chair fraîche pour ce concert, mais ce sera bien certainement une soirée pour tous les amateurs de rock alternatif, autant pour les curieux que pour les nostalgiques car la qualité de ces deux formations n’est plus à remettre en cause, tant ils ont fait leur preuve auprès d’un public conquis il y a déjà quelques années. Notons tout de même que les prestations scéniques de My Vitriol sont perpétuellement sold-out Outre-Manche donc leur passage à la Kulturfabrik sera sans aucun doute une bonne occasion de voir le groupe sans se faire marcher sur les pieds !

Plus d’infos :
My Vitriol & Babyoil à la Kulturfabrik le
24 février 2009.
www.myspace.com/myvitriol
www.myspace.com/babyoilmusic
www.kulturfabrik.lu


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