Le 18 décembre 1990, la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et de leur famille (ICRMW) fut signée. 20 ans plus tard, elle attend toujours sa ratification par les Etats de l’Union européenne, dont le Luxembourg. A l’instar de l’Association européenne des Droits de l’Homme (AEDH), l’Association Luxembourg ouvert et solidaire-Ligue des Droits de l’Homme (ALOS-LDH), le rappelle dans un communiqué de presse adressé aux institutions européennes, aux ONG et aux gouvernements et parlements nationaux de tout faire pour qu’une procédure de ratification puisse avoir lieu. C’est d’ailleurs une revendication que l’AEDH « demande explicitement aux gouvernements depuis plusieurs années ». De plus, le traité de Lisbonne donne la personnalité juridique à l’UE, ce qui lui permet de ratifier la convention. Cette convention est importante aux yeux de l’ALOS-LDH, qui estime qu’ « elle permettrait de garantir les droits aux travailleurs migrants et à leur famille ». Ce serait aussi pour l’UE et ses membres, « un signe qui montrerait leur engagement dans une voie positive en matière de politique migratoire, ceci en conformité avec les valeurs de l’UE décrites dans le traité et la charte des droits fondamentaux ». Finalement, ce serait une « question de crédibilité vis-à-vis des pays tiers qui ont déjà signé la convention ».
Social : L’accalmie… pour l’instant
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