Le deuxième congrès national du parti des pirates, qui s’est tenu le weekend dernier, a été l’occasion pour la jeune formation politique de démontrer, ou du moins de le crier haut et fort, qu’ils étaient bien plus que « le parti du web ». Pourtant, leur crédo, ni de droite, ni de gauche mais centriste, social-libéral et avant tout défenseur des droits fondamentaux, reste peu précis et la question sociale, si elle est bien nommée, reste tout de même marginale. Priment d’abord les thèmes préférés des pirates : transparence pour les institutions publiques et protection maximale des données citoyennes et – c’est nouveau, mais pas vraiment une surprise – la séparation entre église et Etat. Ce floutage s’explique peut-être aussi par le fait que l’éxecutive du parti est composée par de jeunes gens déçus par leurs engagements politiques précédents : si on y trouvait déjà des libéraux et des socialistes, le spectre vient de s’élargir avec leur nouveau trésorier qui n’est autre qu’Andy Maar, ancien de l’Adrenalin, la formation jeune de l’ADR, dont il vient de démissionner avec fracas (voir woxx 1133). Mais le parti des pirates ferait mieux de se donner un profil plus clair au plus vite, s’il ne veut pas être vu comme un ramassis de frustrés de tous bords, ce qui le rapprocherait surtout de l’ADR.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

