Petit à petit, l’effet Fukushima s’effrite, alors qu’il avait provoqué une remise en question du nucléaire civil en Europe et même motivé l’Allemagne à fermer ses centrales définitivement. Ainsi, en France, même le candidat socialiste est plutôt mou quand il s’agit d’évoquer l’avenir de la filière nucléaire, ce « fleuron français ». Pas étonnant donc que les résultats du « test de stress » des centrales françaises existantes, qui examine leur état de sécurité et leur résistance à des catastrophes naturelles et humaines, soient truffés de demi-vérités et laissent désirer quant à la sériosité. Ainsi, Dieter Majer, l’expert allemand qui devait surveiller les tests, a déclaré cette semaine avoir des difficultés à qualifier ce qu’il a vu comme un véritable test. Selon lui, il s’agissait plutôt d’un rituel. De plus, il n’a pas eu accès aux plans détaillés de la centrale, ni aux points sensibles. Ce qui a suffi pour faire bondir le parlement luxembourgeois, qui, sous l’impulsion des Verts, vient de convoquer d’urgence une réunion jointe où les ministres concernés – santé, développement durable et intérieur – devront s’expliquer devant les députés en présence de l’expert allemand.
Business first : la BCEE ferme les comptes de la CPI
Le ministre CSV des Finances, Gilles Roth, a confirmé que la Spuerkeess a fermé les comptes que la Cour pénale internationale (CPI) détient auprès d’elle, lors d’un échange animé avec la députée Déi Gréng Sam Tanson, à la Chambre, ce 3 mars. La banque, détenue à 100 % par l’État, a pris cette décision de manière indépendante, sans intervention...

