Un anti-tsiganisme qui ne dit pas son nom

Cette semaine, une flambée de politiciens européens de tous bords, majoritairement conservateurs il est vrai, mais aussi des socialistes, ont demandé dans une lettre commune la fin de la politique de visa accordée à la Serbie et à la Macédoine. Ils argumentent que le flux d’immigrants était devenu ingérable suite à une politique irresponsable des Etats d’origine. Derrière cette revendication on ne peut plus faux-cul, se cache une problématique vieille de plusieurs millénaires : la peur du Tsigane, ou, plus répandu de nos jours, du Rom. Alors qu’en France, Manuel Valls, le ministre de l’intérieur, pourrait bientôt dépasser son prédécesseur Brice Hortefeux en matière d’expulsions musclées de campements roms, au Luxembourg, où le ministre Schmit est également signataire de la missive, on n’arrête pas de renvoyer les Roms vers leur pays d’origine. Cette pratique se justifierait sous le prétexte que leurs demandes de protection internationale seraient infondées, leurs pays d’origine étant « pacifiés ». Pourtant, partout en Europe de l’Est, les Roms sont une minorité poursuivie qui vit – comme en Hongrie – dans la peur du prochain pogrom. Mais l’Union européenne, dernier prix Nobel de la paix en date, refuse de reconnaître ces faits.


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