Finalement, on avait l’impression que le rassemblement
syndical place Clairefontaine de ce mardi avait dépassé les espérances.
Organiser un piquet de protestation en pleine semaine à 17 heures, alors
que nombre de salarié-e-s se trouvent encore sur leur lieu de travail
ou ne s’apprêtent qu’à le quitter, est un pari osé. De plus, on aurait
pu penser que la défection du LCGB eût un effet démobilisateur. En
jargon syndical, ce fut donc un bon rassemblement « militant »,
c’est-à-dire un rassemblant ayant assez bien réussi à mobiliser non
l’ensemble de ses membres, mais plutôt son noyau dur. Tandis que les
organisateurs dénombraient 2.000 personnes place Clairefontaine, il y en
aurait eu 800 à Niederanven chez le LCGB. Evidemment, l’attitude du
LCGB a été déplorée par le président de l’OGBL, Jean-Claude Reding ainsi
que par celui de la CGFP, Romain Wolf. Ce choix s’explique par le fait
que le LCGB avait, lors de sa conférence de presse de rentrée, appelé à
revoir l’accord salarial avec la fonction publique, brisant ainsi le
front syndical et récoltant par conséquent la foudre des autres
centrales. Plus grave pour le LCGB qui se retrouve bien isolé, le
syndicat des cheminots chrétien, le Syprolux, s’est désolidarisé de son
« grand frère » et a préféré manifester avec les « camarades » de
l’OGBL, de la FNCTTFEL, de la CGFP et de l’Aleba.
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