(dv) – En pleine campagne pour les élections
sociales, le LCGB tente de savoir à quoi sert un syndicat. Ou du moins
d’obtenir les réponses qui lui conviennent le plus. Au Luxembourg, afin
d’avoir des réponses satisfaisantes auréolées d’une caution
« scientifique », on ouvre son portefeuille et on fait appel à
l’institut de sondage TNS-Ilres. Le LCGB est souvent accusé de
collaborationnisme par son grand concurrent l’OGBL (comme dans le cas de
la grève dans le secteur du bâtiment ou encore dans le conflit dans le
secteur du nettoyage). Il fait donc poser la question de savoir si les
syndicats devraient plutôt pencher vers une « ligne dure » ou la
« négociation » : 30 % pencheraient pour la première option, 43 % pour
la seconde. On ne saura pas combien parmi les sondés auront trouvé la
question idiote. A propos d’idiotie : 92 % des sondés préfèrent qu’un
syndicat fasse des « analyses sérieuses de la situation ». Qu’est-ce à
dire ? Qu’il existerait l’alternative de mener des analyses aberrantes ?
Finalement, le LCGB est soulagé de voir qu’une majorité des sondés sont
hostiles à un « syndicat unique » (67 %). Une question à laquelle le
LCGB risque d’avoir une réponse plus concrète sous peu lors du
dépouillement des bulletins de vote.
Santé : La privatisation de la médecine en marche
Les futures sociétés privées de médecins échapperont à l’avidité de la finance, selon un avant-projet de loi qui entre en débat à la Chambre. Mais cela n’exclut pas une course au profit, qui abandonnerait la prise en charge des actes médicaux les plus coûteux au seul secteur public.

