METALCORE: La haine

Ce mercredi 25 juin, les Américains de Hatebreed viendront dépoussiérer les conduits auditifs des amateurs de metal et de hardcore dans l’enceinte de la Kulturfabrik.

Alors, on pogote…

Derrière ce patronyme évocateur, qui ne laisse que très peu de doutes sur la nature du projet, se cachent le leader charismatique qu’est le chanteur Jamey Jasta, le bassiste Chris Beattie, le guitariste Wayne Lozinak, accompagnés actuellement par le guitariste Frank Novinek et le batteur Matt Byrne. Hatebreed fait partie des précurseurs de la vague métallique du hardcore, que l’on appelait autrefois New-School Hardcore, car elle mélangeait la brutalité du metal avec la furie des sons hardcore et une attitude résolument punk. Avec Converge, Earth Crisis ou bien encore Integrity, le groupe inconnu donc le renouveau de la scène hardcore américaine au milieu des années 1990.

En 1994, le groupe débute sa carrière à Bridgeport dans l’Etat du Connecticut. Après avoir écumé les scènes des alentours pendant une paire d’années et la sortie d’une poignée d’EP tous autoproduits, le groupe sort finalement son premier album « Satisfaction Is the Death of Desire », sur le label de référence de musiques extrêmes Victory Records. A ce jour cet album reste encore la meilleure vente du label, qui en a pourtant vu passer d’autres tels que A Day to Remember ou bien encore Taking Back Sunday.

S’ensuivent la même année des premières parties et des tournées avec des groupes de renommée tels que Deftones, Napalm Death ou bien encore leurs idoles de toujours : Slayer. Après d’incessants tours du monde en musique, le groupe revient cinq années plus tard, cette fois signé sur la major Universal, avec son nouvel album « Perseverance ». Une oeuvre qui donne dans un metal plus classique et qui fait honneur à ses héros metal de toujours. En effet, le groupe délaisse quelque peu ses premières amours hardcore pour se lancer corps et âme dans des sonorités plus trash qui feront de la bande à Jasta des superstars de la scène metal.

En 2003, ils continuent sur leur lancée avec « The Rise of Brutality » qui enfonce un peu plus le clou avec ses rythmes groovy empruntés à Panthera, tout en gardant une éthique proche du hardcore de la rue, notamment dans les sujets abordés. En 2006, ils changent d’écurie pour un autre mastodonte – Roadrunner Records – et sortent leur quatrième album, « Supremacy ». S’ensuivront l’éponyme « Hatebreed » en 2009 suivi de « The Divinity of Purpose » l’année dernière, qui même s’ils sont des albums de très bonne facture ne font pas beaucoup avancer le schmilblick musicalement, cantonnant le groupe dans ce qu’il sait faire de mieux, à savoir des guitares bodybuildées aux hormones, des rythmes brise-nuque ultralourds et les cris gutturaux de Jasta.

La différence, c’est que les petits gars du Connecticut ont toujours excellé, dans le live ! Hatebreed est considéré comme l’une des machines de guerre les plus redoutables quand il s’agit de cet exercice, avec une énergie et une brutalité à couper le souffle ainsi qu’une maîtrise technique digne des plus grands. Certes Hatebreed ne possède peut-être pas le statut de ses cultissimes héros de Slayer, mais pour tout ceux qui seraient frustrés de l’annulation en dernière minute de la bande à Kerry King à l’Atelier, l’option Hatebreed ce mercredi 25 juin pourrait bien être une consolation intéressante pour tous les fans en manque de mosh.

A la Kulturfabrik, le 25 juin.


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