(lc) – La petite série de couacs gouvernementaux – entre socialistes et libéraux au pouvoir – sur la question si un impôt sur l’église, voire les communautés religieuses, va venir ou non a fait son effet sur le poulailler catholique. Non seulement l’archevêque Jean-Claude Hollerich a-t-il annoncé l’apocalypse, ou du moins la banqueroute de son église dans un futur assez proche si l’Etat arrêtait vraiment de traiter ses subordonnés comme des fonctionnaires, mais son bras politique, le CSV, s’est aussi activé. Ainsi les députés Gilles Roth et Diane Adehm se sont adressés au ministre des finances, Pierre Gramegna, comme au premier ministre et ministre des cultes Xavier Bettel pour savoir notamment si le gouvernement prévoyait de suivre la voie allemande – où chaque contribuable paie selon sa conviction religieuse et où les athées sont exempts – ou plutôt l’italienne, qui prévoit qu’on puisse librement affecter une part fixe des impôts à une communauté religieuse, voire à une organisation de bienfaisance de son choix. La réponse des intéressés a été des plus sèches : vu les discussions en cours, « aucune décision n’a été prise ». Ce qui leur laisse amplement le temps d’aller allumer un cierge à la cathédrale.
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

