(lc) – Une des annonces les plus commentées du premier ministre Xavier Bettel à l’occasion de son discours sur l’état de la Nation – ou du pays, c’est selon – a été celle du dépôt du « projet de loi relative à une administration transparente et ouverte », qu’il voyait comme un moyen de faire sauter les verrous rouillés séparant les citoyennes et citoyens luxembourgeois de leurs administrations. Juste que le woxx s’était déjà procuré ledit document en janvier (woxx 1303) pour constater que le projet de Bettel reprenait dans les grandes lignes celui de son prédécesseur Juncker. Un projet qui, lui, s’était heurté au refus entre autres du Conseil de presse. Le procédé de Bettel est quasiment identique : après un exposé des motifs où l’accent est mis sur « la transparence des processus décisionnels », suit une longue liste d’exceptions qui vise en première ligne à protéger la place financière des fouineurs trop curieux. Même les documents de la Commission de surveillance du secteur financier sont concernés, tout comme toutes les informations commerciales et industrielles communiquées à l’État. En d’autres mots : la transparence bleu-rouge-vert n’est que de façade, et il ne nous reste plus qu’à espérer qu’elle ne passera pas comme tel. Au pire, on pourra toujours tabler sur des lanceurs d’alerte assez fous pour risquer leur liberté…
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

