« Vétustes, inadaptées et parfois indignes » : la constatation de l’Ombudsman concernant la vie dans plusieurs structures de l’Office national de l’accueil (ONA) fait écho aux témoignages d’autres acteurs, dont le Collectif réfugiés, qui avait déjà dénoncé des conditions déplorables, alors relayées par le woxx il y a un an (woxx 1839, Politique d’accueil : La vie dans les hébergements). Depuis, peu ou aucune amélioration : dans son rapport annuel présenté ce mercredi matin, l’Ombudsman déplore la situation « chronique » pour maintes réfugié·es, en pointant notamment du doigt le foyer Don Bosco, à Limpertsberg, qui aurait déjà dû fermer en 2023. Au « nombre important de réclamations portant sur les conditions d’hébergement » dans ces structures, s’ajoutent une série d’autres problématiques, comme le droit à l’erreur de l’administré. Au total, 1.541 réclamations ont été introduites auprès de l’Ombudsman en 2025, une hausse qui se poursuit depuis une décennie. Dans ses recommandations, l’Ombudsman met en avance un manque de transparence et d’information de la part des administrations envers les citoyen·nes, ainsi que les retards concernant le traitement des demandes de regroupement familial des réfugié·es, atteignant jusqu’à 34 mois de délai, comme l’avait confirmé le ministre Léon Gloden fin avril. Quant aux conditions de vie dans plusieurs structures de l’ONA, l’Ombudsman lance un appel « pressant » aux communes et ose même suggérer : « À défaut de collaboration des autorités locales, peut-être faudrait-il envisager des outils plus contraignants, tels des réquisitions de terrains ou des quotas de distribution nationaux au niveau communal. »
Manifestation de réfugié·es syrien·nes : « No delays any more ! »
Une centaine de réfugié·es syrien·nes ont manifesté leur mécontentement ce mercredi devant la Direction de l’immigration. Iels dénoncent les retards pris lors du traitement de leurs demandes d’asile et l’incertitude prolongée qui en résulte.

