Sculptures en plein air : Feu de tout bronze

von | 27.07.2016

Voilà quelques jours que la place Clairefontaine accueille plusieurs statues monumentales de l’Allemand Dietrich Klinge, pour le plus grand bonheur des passants.

1382expo1Elles sont disposées en cercle, entourant la statue de la grande-duchesse Charlotte du sculpteur parisien Jean Cardot. Huit figures bien différentes, figées dans des expressions diverses. Il y a cette Vénus africaine, aux seins et au pubis proéminents, avec un visage qui du continent noir projette le spectateur vers l’Europe et le cubisme. Il y a ce penseur, tête appuyée sur le bras gauche, yeux fermés. Écoute-t-il un discours enflammé de l’ex-souveraine ? Et puis il y a également cette étrange silhouette toute en bras, comme handicapée par l’hypertrophie de ses membres supérieurs, avec un visage aussi cubiste que ses compagnes.Chaque figure, à sa manière, entre en résonance avec la grande-duchesse. Les traits sont expressifs, les attitudes variées : voilà bien un miroir de la société et de sa diversité, face à un des symboles de l’unité du pays.

Leur point commun le plus marquant ? On y découvre une écorce saillante par endroits, comme si le sculpteur n’avait pas achevé la taille des troncs gigantesques nécessaires à ses œuvres. Seulement voilà : les statues de Dietrich Klinge sont en bronze. Par une technique parfaitement maîtrisée, l’Allemand donne l’illusion du bois. Outre l’écorce factice, on peut également voir moulées de fausses marques de ciseau. Et ça marche. Il suffit pour s’en convaincre de regarder l’air étonné des badauds qui, au toucher, témoignent de leur surprise. Et de toquer sur les statues pour en entendre la sonorité métallique qui révèle le matériau.

Car c’est justement là l’intérêt de cette exposition en plein air : sur une place passagère, elle donne à voir et à toucher l’art contemporain à celles et ceux qui peut-être n’iront pas le contempler dans les musées. On caresse, on examine, on s’interroge, on discute. Les enfants grimpent, prennent la pose. Combien de photos déjà emportées, où l’on sourit fièrement à côté d’une œuvre d’art ? Les plus curieux, guidés par une sculpture en extérieur hors du cercle qui entoure Charlotte, pousseront la porte de l’espace 1 de la galerie Clairefontaine pour admirer d’autres travaux de Dietrich Klinge. Mais s’ils n’en franchissent pas le seuil, il est fort à parier qu’ils seront tout de même marqués par l’expérience.

1382expo3Par rapport à l’année dernière, où la place avait accueilli les « Trash People » de HA Schult, on sent une volonté de ne pas investir trop le lieu. L’ensemble reste aéré et évite ainsi toute sensation d’envahissement, tout en favorisant la déambulation ; la disposition en cercle autour de la statue inaugurée en 1990 donne l’impression d’un dialogue. Ces statues de Dietrich Klinge semblent alors constituer un chœur antique d’origines diverses, qui interroge de ses expressions le symbole d’un petit État européen, prenant à témoin la foule qui ne s’y attendait évidemment pas. Un happening artistique en plein centre-ville, ça ne se refuse pas !

Jusqu’au 11 septembre sur la place Clairefontaine et dans l’espace 1 de la galerie Clairefontaine.

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