Alors que la guerre contre l’Iran fait flamber les prix à la pompe, elle gonfle aussi les marges de l’industrie pétrolière : 36 milliards d’euros supplémentaires dans l’UE depuis le 1er mars, dont 210 millions au Luxembourg, d’après une étude commandée par Greenpeace Allemagne. Selon l’étude, les prix du diesel et de l’essence hors taxes ont davantage augmenté que le cours du pétrole brut, gonflant les marges malgré des coûts de raffinage et de distribution globalement stables. Face à ce constat, l’ONG réclame une taxe permanente d’au moins 33 % sur les bénéfices des entreprises fossiles. Au Luxembourg, une telle taxe rapporterait environ neuf millions d’euros par mois, selon Greenpeace. Alors que le gouvernement envisage de prolonger le « Tankrabatt », jugé limité et contraire aux engagements climatiques par l’organisation, celle-ci propose d’utiliser les recettes de la taxe pour alléger les factures des ménages et financer la transition énergétique. « Les justices fiscale, sociale et climatique doivent aller de pair », rappelle Altynaï Bidaubayle de Greenpeace Luxembourg.
Logement : La jeunesse élargit le mouvement
Loyers trop élevés, spéculation immobilière, accès à la propriété hors de portée : la crise du logement rend l’accès à un toit toujours plus difficile au Luxembourg. Treize organisations de jeunesse appellent à une mobilisation qui dépasse leur génération.

