La loi sur le nouveau plan hospitalier ne fait pas que des heureux. Cette semaine, c’était au tour de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) de s’inquiéter, dans une lettre bien fournie envoyée aux rédactions, de la pérennité de la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté de mars 2009, et sur la volonté politique de la garantir. En effet, suite à un avis du Conseil d’État, la mention expresse de cette loi dans un passage du projet de plan hospitalier soumis par la ministre de la Santé est critiquée comme superflue. La commission parlementaire de la Santé a – après maintes délibérations – suivi la haute corporation dans son idée. Aussi parce qu’une telle mention créerait une base qui permettrait à la CNS de rembourser les actes d’euthanasie et de suicide assisté. Pire encore, la commission « considère que l’accompagnement des patients en fin de vie doit faire partie de la formation spécifique en soins palliatifs ». Or, l’ADMD remarque que les personnes qui souhaitent l’euthanasie ne sont pas nécessairement demandeuses de soins palliatifs. L’association se demande donc si le monde politique est toujours garant des volontés exprimées dans la loi de 2009 et si un remboursement sera un jour possible.
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

