Le Luxembourg, une démocratie effective ? La classe politique, soucieuse de justice sociale ? Le débat et le vote sur l’index ont semé le doute. Un autre texte de loi, apparemment anodin, sur lequel la Chambre a délibéré ce mercredi, confirme que nos élites sont les otages du capitalisme mondialisé. Il s’agissait de la réforme du statut des sociétés de gestion de patrimoine familial (SPF), structure juridique semblable à celle des fameuses holdings 1929. Les chambres professionelles des salariés et celle des fonctionnaires avaient reproché au texte de favoriser les « avantages fiscaux anormaux » voire « l’exonération totale et définitive des bénéfices ». Pourtant, la commission parlementaire a adopté le texte sans discussion, et il a fallu la prise de parole indignée du député Déi Lénk Serge Urbany pour que le ministre Luc Frieden revienne sur quelques évidences : 38 pour cent du PIB proviennent de la place financière, et la structure des holdings, facteur d’attractivité, doit être remplacée. Autrement dit, l’optimisation fiscale des acteurs économiques internationaux a fait notre fortune – pas question de cracher dans la soupe. 59 député-e-s ont donc avalé leur salive et voté « oui ». Mention spéciale pour les Verts : alors qu’à coups de conférences et de déclarations sur un « green new deal », ils cherchent à se donner une image de gauche, la seule question soulevée par leur député Felix Braz a été combien les SPF rapportaient à l’Etat.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

