La lutte d’Antoine Deltour a beau être finie, le scandale qu’il a déclenché continue à hanter le Luxembourg et son ministère des Finances. Pas plus tard que ce mercredi, la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager a condamné le grand-duché à recouvrer 120 millions d’euros auprès d’Engie, fournisseur d’électricité et de gaz français. Ce dernier a échappé à l’impôt grâce à une savante construction intragroupe mise en place entre 2008 et 2010. Piquant détail : alors que Vestager dit clairement dans son communiqué que les aides d’État luxembourgeoises étaient illégales, le communiqué du ministère des Finances campe, lui, sur la position qu’« Engie a été imposée en conformité avec les règles fiscales en vigueur à l’époque des faits, sans bénéficier d’un traitement sélectif », rejetant par là l’accusation de la commissaire. Pourtant, le ton du ministère s’est assagi par rapport à d’autres communiqués dans des affaires similaires – comme avec Fiat (dont les plaidoiries devant la Cour de justice de l’Union européenne ont débuté ce jeudi) ou Amazon. Ainsi, il est convenu que de telles dispositions « ne correspondent plus à l’esprit actuel du cadre fiscal national et international ».
Manifestation de réfugié·es syrien·nes : « No delays any more ! »
Une centaine de réfugié·es syrien·nes ont manifesté leur mécontentement ce mercredi devant la Direction de l’immigration. Iels dénoncent les retards pris lors du traitement de leurs demandes d’asile et l’incertitude prolongée qui en résulte.

