(da) – Finalement, la mobilisation des associations et de nombreux citoyens à travers une pétition en ligne et des appels à la solidarité a porté ses fruits : Abdou Sané, citoyen sénégalais au Luxembourg depuis 2011, n’a pas été expulsé vendredi passé (woxx 1318). Au contraire, il a été libéré du centre de rétention du Findel. Le tribunal avait ordonné sa libération et jugé sa détention – longue de onze jours – arbitraire. Au cours de la journée de vendredi, Abdou Sané avait un rendez-vous au ministère des Affaires étrangères. Il devra quand même partir pour le Sénégal, mais pourra, une fois là-bas, tout de suite faire une demande d’obtention d’un permis de séjour et de travail. L’interdiction de revenir sur le territoire luxembourgeois pendant trois ans, qui accompagne normalement une expulsion, a été annulée par le ministère. Une petite victoire pour la société civile donc, qui montre que ni les expulsions, ni la détention ne sont une fatalité et que les lignes peuvent bouger. Aux associations maintenant de maintenir la pression – Abdou Sané n’était pas le premier et ne sera certainement pas le dernier.
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

