Les Cahiers luxembourgeois : Quickie printanier

von | 10.04.2019

Le premier numéro de l’année 2019 des Cahiers luxembourgeois est moins lourd que les précédents, cela sous plus d’un angle de vue.

Pour commencer, on ne va pas trop râler. Certes, ces premiers Cahiers de l’année sont un peu maigrichons, mais l’intérieur vaut bien qu’on se penche dessus. Première bonne surprise, la partie théorie-essais a été réduite à un seul essai, d’ailleurs fort intéressant : « Nation Branding – Wéi définéiert d’Kultur e Land ? » est une analyse pointue de Paul Breser sur ce phénomène néfaste de remake de la façade nationale aux dépens des artistes. En plus, le texte est bien écrit et par conséquent agréable à lire.

Plus lourde tout de même l’entrée en matière, « Colpach » de Franck Colotte, une fantaisie du critique littéraire sur Aline Mayrisch et ses échanges avec les écrivain-e-s qu’elle accueillit au château du même nom. Certes, écrire comme si l’on croulait sous deux tonnes de mayonnaise peut être un exercice de style intéressant, mais attention tout de même à l’indigestion. Plus concis et plus légers, les textes « Prud’homme » de Hans Gerhard, une parabole sur la surveillance, et « Djö » de Samuel Hamen, où le jeune auteur nous confie l’histoire de ses premières érections.

Les aficionados de la capitale allemande se retrouveront certainement dans les courts poèmes de Steve Hoegener, qui évoquent les rues berlinoises et… la bière qui y coule à flots. Par contre, on peut douter de la pertinence de publier les « Bréiwer un d’Nora Wagner » de Tom Nisse. Non seulement en raison de leur qualité littéraire, mais aussi parce que le nom de l’auteure est Wagener – Nora Wagner étant une artiste plasticienne… D’autant plus pénible que l’auteure Wagener est publiée chez Hydre Éditions, dont Ian De Toffoli (membre du comité de rédaction des Cahiers luxembourgeois) est le chef. Bref, mieux vaut ne plus ironiser sur un Xavier Bettel qui confond les frères Helminger.

Heureusement que les textes suivants sont plus aboutis. Ainsi, on lira ce qu’Antoine Pohu pense de « L’homme moderne » et on traversera les bas-fonds de l’Eifel allemande à bord de la Piaggio Ape de Pol Sax. Et bonus : « Dead Endings » de Claire Thill, actrice, metteuse en scène et écrivaine de théâtre (qui vient de gagner la bourse « Kappkino » du Focuna) – les premières pages d’une pièce de théâtre en anglais encore en gestation.

En tout, des Cahiers vite lus, mais légers comme une brise de printemps.

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