Pour protester contre le projet de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) d’exploiter le site de Bure pour un futur enfouissement dans le cadre du projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique de déchets radioactifs), les activistes avaient appelé à une manifestation mardi dernier 15 août près du site dans le département français de la Meuse. Selon eux, elle était surtout destinée à empêcher l’Andra de détruire définitivement l’enceinte néolithique récemment découverte. Ils se seraient heurtés à des « fouilles systématiques des véhicules, blocage de la manifestation à la sortie de Bure, salves de grenades lacrymogènes et de désencerclement dans les champs et les villages ». Parmi les quelque 1.000 opposant-e-s au projet qui étaient présent-e-s, quatre ont été blessé-e-s (dont certain-e-s gravement), contre deux blessé-e-s du côté de la gendarmerie. Face à ce nouveau niveau de violence, les activistes se posent la question de savoir si l’Andra compte « noyer les risques d’incendie et d’explosions souterraines » à « coups de canons à eau ». Alors que l’agence déplore dans un communiqué « le recours croissant à la violence d’une minorité de manifestants ». À noter également, le silence assourdissant du télé-écologiste Nicolas Hulot sur Cigéo depuis son accession au ministère de l’Écologie.
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