La Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) ne prolongera pas les emprunts de l’État israélien au-delà du 31 août, date d’échéance pour les « Israel bonds ». Selon les propos du directeur de la CSSF, Claude Marx, sur « RTL », la décision de l’autorité de régulation financière découle de raisons « réglementaires », aucune sanction européenne n’ayant été adoptée à l’encontre d’Israël. Un argument « technique pour se défaire de ses responsabilités », lui reprochent les ONG Amnesty et CPJPO. Pour sa part, le gouvernement s’en lave les mains : la décision d’approuver les emprunts a été prise unilatéralement par la CSSF, affirme-t-il. Levés auprès des particuliers dans l’UE, les fonds augmentent le budget étatique du gouvernement israélien, qui doit s’appuyer sur un « pays d’accueil » dans l’UE pour négocier ces obligations. Avant le Luxembourg, l’État israélien a d’abord pu accéder au marché européen grâce à l’Irlande, puis, depuis septembre 2025, grâce à la CSSF. Selon Amnesty, entre 2023 et 2025, les obligations ont levé en moyenne 2,4 milliards de dollars par an. Reste à connaître l’ampleur de l’argent qui a coulé vers le gouvernement israélien pendant les douze mois sous l’approbation de la CSSF, ainsi que l’investissement final de cet argent. Pour les ONG, le risque que l’argent soit utilisé pour financer les actions de l’armée israélienne dans la bande de Gaza est bien réel : « L’autorisation accordée par un État membre de l’UE de commercialiser les « Israel Bonds » sur le marché financier européen constitue un exemple manifeste de facilitation financière, ce qui pourrait équivaloir, au regard du droit international, à un manquement à l’obligation de prévenir un génocide et comporte même le risque de contribuer ou de faciliter un génocide », pointe Amnesty.
Harcèlement moral : plus de moyens pour l’ITM
En avril 2023, la Chambre adoptait une loi pour lutter contre le harcèlement moral au travail, en confiant à l’Inspection du travail et des mines (ITM) la charge de traiter les plaintes et de mener d’éventuelles enquêtes. Où en est-on trois ans après ? Répondant à une question parlementaire du député pirate Sven Clement, le ministre du...

