Nous avions longuement parlé de Chantal Mouffe dans la première partie de notre article sur le populisme de gauche (woxx 1418). Ensemble avec son mari défunt, Ernesto Laclau, la philosophe belge, souvent qualifiée de « post-marxiste » compte parmi les théoriciens d’un tel populisme. « L’illusion du consensus » est la traduction française, parue en 2016, de « On the Political », paru il y a dix ans déjà en anglais. La thèse principale du livre de Mouffe est que le consensus – ou l’illusion d’un consensus – néolibéral qui s’est installé à la suite de l’effondrement du bloc soviétique représente un grave danger pour la démocratie. Alors que, pour elle, les antagonismes forment le cœur même de la politique, la « rationalisation » du débat public et le lissage de ces antagonismes ne laissent d’autre voie au désaccord qu’une révolte « morale », dont le néofascisme et le terrorisme religieux représentent deux expressions possibles. Chantal Mouffe, qui inspire entre autres Podemos et Jean-Luc Mélenchon, fait le pari d’une réhabilitation des antagonismes en politique et plaide en faveur d’une élimination de l’« illusion de consensus » ambiante. Paru chez Albin Michel.
Buchtipp: Portia Elan – Homebound
In ihrem Sci-Fi-Roman „Homebound“ erzählt Portia Elan nicht nur eine, sondern gleich drei Geschichten, die alle zu unterschiedlichen Zeitpunkten spielen: 1983, 2078 und 2586. Am Ende des 20. Jahrhunderts muss die gerade erwachsen gewordene Becks den Tod ihres Onkels verarbeiten und findet Trost in einem Computerspiel, das dieser für sie...

