Covid et culture : pas trop salée la facture

von | 24.09.2020

La députée verte Stéphanie Empain a voulu savoir de sa ministre de la Culture Sam Tanson combien son ministère avait dépensé en aides spéciales aux intermittent-e-s du spectacle et aux artistes professionnels.

Jean-Louis David: Bélisaire demandant l’aumône (©Wikimedia_Jamain)

La première branche de l’économie carrément avalée par la pandémie a été la culture, et avec elle l’événementiel. Celles et ceux surtout qui, déjà avant la crise, vivotaient dans une précarité choisie et animée par la passion de leur art se sont retrouvé-e-s au mauvais bout de la chaîne alimentaire économique. C’est pourquoi le ministère a vite réagi pour leur accorder un pécule afin de surmonter les mois difficiles où les intermittent-e-s et les artistes ne pouvaient pas exercer leurs métiers.

Pourtant, quand on regarde les chiffres livrés à la députée Empain, force est de constater que garder les précaires au chaud ne coûte pas des blindes. Au total, entre mars et juillet, le ministère a dépensé 851.624 euros d’aides supplémentaires. Dans un autre tableau comparatif avec les deux années précédentes, on constate que la vraie augmentation du coût total des aides n’a commencé qu’en mai, avec un pic en juillet et un retour à la normale en août.

Bref, même pas un million de plus dépensé pour celles et ceux sans qui les coûteux temples culturels seraient vides. Si l’on pense que le gouvernement a dépensé trois milliards (cinq pour cent du PIB) pour soutenir l’économie au total, ce ne sont même pas des cacahuètes…

 

Dat kéint Iech och interesséieren

PODCAST

Am Bistro mat der woxx #375 – Wéi hëtze mir an der Zukunft?

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht a beliicht d’Hannergrënn vun engem Artikel. Gas a Masutt ginn de Moment erëm méi deier, well Krich am noen Osten ass. Dat wier nieft dem Klimaschutz e weidere Grond, fir esou séier wéi méiglech op aner Methode fir ze Hëtzen ëmzeklammen. Bis 2050 wëll Lëtzebuerg...

POLITIK

Devoir de vigilance : Un lobbying si difficile à avouer

Le gouvernement a été ciblé par un groupe d’entreprises en majorité américaines pour tenter d’infléchir sa position européenne sur le devoir de vigilance des multinationales. Luc Frieden le reconnaît laborieusement, mais refuse de divulguer le nom des entreprises rencontrées par le gouvernement.