Festivals : L’embarras du choix


Ce n’est plus la Fête de la musique, mais tout de même, celles et ceux qui veulent faire le plein de musique au Luxembourg et ses environs seront plus que servi-e-s ce weekend.

Pas d’excuses, même pour les plus grincheux. (Photo : Wikimedia)

Rien qu’au Luxembourg, deux festivals de musique gratuits sont organisés pour attirer les foules. Et, une fois n’est pas coutume, les événements ne se marcheront pas sur les pieds, vu que le Screaming Fields aura lieu ce vendredi à la Rockhal et que le Rock um Knuedler remplira la capitale ce samedi. Bon, il y a toujours le MeYouZik, qui a lieu aussi ce vendredi à Luxembourg-ville, mais la musique world et le rock devraient attirer des clientèles assez différentes pour ne pas se faire concurrence.

Le festival Screaming Fields fait partie depuis le début du cahier des charges à remplir pour l’établissement public Rockhal. Son nom est vaguement inspiré du premier album best-of des rockeurs indé de Sonic Youth, « Screaming Fields of Sonic Love », et son but est essentiellement de donner la possibilité à de jeunes groupes – sous l’aile du centre de ressources de la Rockhal, récemment rebrandé en « Rocklab » – de découvrir les grandes scènes et de faire leurs premiers pas devant un public qui excède celui d’un bar.

Et, pour le public, de découvrir les dernières tendances chez les jeunes. Et là, surprise ! la vague metalcore qui avait infesté le line-up du festival pendant des années semble finie. Par contre, les djeuns s’orientent de plus en plus vers un genre qu’on aurait cru mort et enterré : le grunge. Du moins The Kooters, Karma Catheter et Seekers s’en inspirent-ils plus ou moins ouvertement, alors que la plupart d’entre eux n’étaient pas encore nés ou se baladaient en couches-culottes quand Kurt Cobain décida de redécorer sa bibliothèque avec les miettes de son cerveau explosé. Outre cet éternel retour, notons la présence de The Choppy Bumpy Peaches, qui avec leur rock psychédélique et rafraîchissant se sont baladés encore plus en arrière dans les collections de disques de leurs parents. Mais peut-être que tout cela est aussi dû au hype autour du retour du vinyle ? Autre groupe qui s’annonce intéressant : Zero Distortion – qui n’est pas le énième groupe de singer-songwriter, mais un duo qui se partage entre beats électroniques et mélodies rock. Finalement, signalons aussi que le rap est bien présent sur la scène eschoise, avec la participation du jeune MC Maz.

Quant au Rock um Knuedler, il semble qu’il se veuille désormais un peu le relais des Screaming Fields. En tout cas, annoncer le festival avec un retour aux sources en ne programmant que des groupes luxembourgeois est une nouveauté – on ne sait pas si ce retour a été volontaire ou s’il est dû à une coupe dans le budget (ou si les programmateurs ne trouvaient tout simplement plus de vieux groupe ringard des années 1970 ou 1980 qui aurait pu jouer à cette date). Ainsi, on peut dénombrer sur l’affiche plein de groupes qu’on a vu grandir ces dernières années. Pour les amateurs de pop FM, il y aura les « cute boys » d’Austinn (qui présenteront leur premier album récemment enregistré en Angleterre), et dans la même veine on retrouve Fox, composé de plusieurs vétérans de la scène. Et puis il y aura aussi des retrouvailles à fêter, avec le passage de Raftside, le projet musical de l’artiste Filip Markiewicz – qu’on n’avait plus entendu au grand-duché depuis un bon bout de temps. La vedette sera d’ailleurs Pascal Schumacher, accompagné de Maxime Delapierre. En tout, vous n’avez aucune excuse pour ne pas aller voir au moins un concert ce weekend.

Plus d’infos : www.rockhal.lu / www.lcto.lu

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