Et ce qui devait arriver arriva : la Commission européenne vient de tacler le Luxembourg – et accessoirement les Pays-Bas – pour avoir offert à des multinationales la possibilité de mettre en place une imposition tellement avantageuse qu’elle défiait toute concurrence. Dans le cas de la Fiat Finance and Trade, installée au grand-duché, comme pour Starbucks aux Pays-Bas, la Commission européenne a ordonné aux États de recouvrer leurs impôts. Ce qui pour le Luxembourg pourrait rapporter la somme de 200 millions d’euros. Mais au lieu de faire la fête, le gouvernement de coalition préfère partir à la rescousse des multinationales : « Le Luxembourg ne partage pas les conclusions de la Commission dans l’affaire Fiat Finance and Trade et réserve tous ses droits », peut-on lire dans le communiqué probablement rédigé à l’avance, vu la rapidité avec laquelle il est parvenu à la presse. Car le pays se sent incompris : pour lui, « la Commission ne démontre pas l‘existence d‘un avantage sélectif octroyé à Fiat Finance and Trade au regard du cadre juridique national ». Même son de cloche aux Pays-Bas d’ailleurs. Mais tout n’est pas perdu : dans une interview au Deutschlandfunk, le coprésident des Verts, Christian Kmiotek, a salué la décision de la Commission européenne, tout en estimant que ce serait un premier pas vers plus de justice fiscale. Pas sûr que le partenaire libéral de la coalition apprécie…
Quality of Work Index : Le travail, c’est toujours pas la santé
Les conditions de travail se dégradent au fil des ans. C’est le constat dressé par la Chambre des salariés (CSL) dans l’édition 2025 du « Quality of Work Index Luxembourg ». L’insatisfaction au travail n’a jamais été aussi élevée depuis l’existence de cette étude qui, cette année, met l’accent sur le déficit en matière de formation continue.

