« La gauche a perdu la bataille de l’hégémonie culturelle. » C’est le constat qu’avait fait le politologue Gaël Brustier dans son précédent livre, « À demain, Gramsci ». Il y avait montré comment, pendant que la gauche classique française s’était concentrée sur les échéances électorales, la droite avait, notamment à travers la Manif pour tous, remporté la bataille des idées. Mais voilà que peu de temps après est apparu, dans le giron de la mobilisation contre la loi « travail », le mouvement Nuit debout (woxx 1369). À l’heure où la campagne électorale française montre peut-être les premières retombées politiques du mouvement avec un candidat Mélenchon qui a le vent en poupe, Brustier livre un récit détaillé et analytique du mouvement. Il avance l’idée que la défaite « sur tous les plans » de la gauche européenne serait à l’origine de Nuit debout. Il évoque les clivages qui traversent le mouvement : entre une certaine idée de « pureté » politique et le désir de changer les choses, entre horizontalité et difficultés liées à celle-ci. Alternant récit des événements et analyse théorique, Brustier se penche sur les origines, les acteurs, mais aussi les perspectives à long terme du mouvement. Paru aux éditions du Cerf.
Être de gauche en 2026 : Conquérir l’hégémonie par une stratégie populiste de gauche
Docteur de la Sorbonne Nouvelle et membre de la Coordination nationale de déi Lénk, Sean DeMoranville plaide pour une stratégie populiste de gauche.

